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quelque chose d'indestructible et d'ingénérable,
un principe de vie. Elle ne fera jamais la physi-
que de l'immortalité.

11 serait bon cependant de faire une telle
physique, suivant Leibniz cela fermerait la
bouche aux matérialistes et l'on y pourrait ar-
river en poussant plus avant que n'a fait Spi-
noza. C'est ici qu'apparaissent pour la pre-
mière fois les monades dont Leibniz indique,
sans les développer, les plus fécondes applica-
tions, au corps, à l'âme, à la nature entière;
applications merveilleuses, fournies par une phy-
sique et une géométrie supérieures, et qui ne
laissent rien subsister de l'erreur fondamentale
du Spinozisme, relative à la substance 1.
L'étendue suppose les corps. Les corps ne
supposent-ils pas les esprits se demande
Leibniz ?

1 Nous n'avons nous occuper ici de la Monadologie que dans
la mesure ou Leibniz l'oppose à Spinoza. On peut voir à ce sujet
les Jeflres à l'abbé Bourgnef. On sait que Gœlhe, d'abord admi-
rateur passionné de l'Ethique, avait fini par se convertir à la BIo-
nadologie, exemple illustre de l'attrait et de l'empire exercé par
le spiritualisme de Leibniz sur un des plus grands esprits du XIXe
siècle, d'abord fasciné par le 'panthéisme-
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