rait demeurer même dans la minute pré- sente Mais une telle âme n'a pas davantage les ca- ractères de la spiritualité. Je sais bien qu'elle n'est pas corporelle, au sens où l'entend le vul- gaire, puisqu'elle est l'idée d'une étendue qui n'a de matériel que le nom. Oui, sans doute, mais raffinez tant qu'il vous plaira. Idée d'éten- due, elle est l'idée d'une chose passive; idée d'étendue, elle n'est pas l'idée de l'esprit; idée d'étendue, elle ne saurait exprimer Dieu idée d'étendue, elle n'a d'être que celui qu'elle em- prunte au corps dont elle est l'idée. Non-seule- ment elle y est attachée, mais elle en dépend non-seulement elle lui est unie, mais elle lui est identique. Que ce soit le corps, que ce soit elle i Dans le Spinozisme. il n'y a pas de substances individuelles, parce qu'il n'y a pas d'individus véritables. et qu'il ne saurait y avoir de principe d'individuatiou. Pour Spinoza, l'individu n'est qu'une certaine union des parties, et non pas le fondement des accidons de la substance. Or, les parties sont divisibles, parta- grablos, corruptibles. Donc, il n'y a pas de véritable individua- lité dans le corps. Quant il la figure, ce n'est pas davantage un principe d'individuation dans le Spinozisme car il en fait nue néga'ion pure, c'est-à-dire tout ce qu'il y a de plus contraire à la définition dé la substance.