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Cette différence radicale va nous les montrer
en opposition constante sur la question si grave
des rapports de l'âme et du corps. Spinoza dit
que 15âme et le corps sont la même chose, mais
seulement exprimée de doux manières. De mê-
me que dansVunitc de la substance, nous avons
vu l'étendue et la pensée se fondre et s'annuler
comme différences pour demeurer comme prin-
cipes élémentaires d'identité; de même dans
l'unité relative de ces modes de la substance
que nous sommes, le corps et l'âme ne sauraient
se distinguer l'un de l'autre. La substance de
tous deux est identiquement la même. Ce que
le corps est en étendue, l'âme l'est en pen-
sée. Car, le rapport de la nature corporelle à
Dieu, pris comme substance étendue, est le
même que le rapport de la nature spirituelle à
Dieu pris comme substance pensante.

Ce parallélisme de l'une et de l'autre, dont
nous avons démontré la fausseté en théodicée,
amène Spinoza par une pente naturelle à dé-
clarer, non plus seulement l'union, mais l'unité
de l'âme et du corps.

Il raisonne ainsi « Il y a nécessairement en
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