tantôt nous apparaît comme l'indétermination de la pensée voisine du néant, tantôt comme le mécanisme logique de la nature à priori, sans égard aux choses de l'autre, au contraire, un Dieu bon, un Dieu sage, qui est le siège des vé- rités éternelles et la source des vérités de fait, dont l'intelligence est toujours une, toujours égale, toujours en acte, soit qu'elle porte au de- hors des paroles de vie et qu'elle appelle les choses à l'existence, soit qu'elle reproduise éter- nellement au dedans les perfections de sa na- ture dans l'unité de sa substance. Après cela, quand je dirai que tous deux cherchent dans les choses l'expression de la na- ture divine, on me comprendra, je pense, etl'on ne tombera pas dans l'erreur de ceux qui con- fondent leurs tendances. Tous deux, il est vrai, cherchent l'expression de Dieu dans les choses mais l'un y cherche l'expression d'un Dieu intel- ligent et libre, l'autre celle d'un Dieu fatal et brut. L'un poursuit dans le monde la nécessité abstraite de la géométrie, l'autre la certitude réelle de la métaphysique, jointe à la morale. Pour chacun, le monde est unmiroir, mais l'ob- jet qu'il représente est différent.