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à ceux qui avaient le plus outré la nécessité des
choses, comme Hobbes et Spinoza.

Si nous résumons cet état de la critique en
Allemagne, nous verrons que quelques erreurs
s'étaient glissées dans ces énonciations diverses,
et que l'on pouvait même y trouver de notables
contradictions. M. Schulze n'avait vu de notes
marginales qu'à la première partie de l'Éthique,
et cependant M. Trendelcnburg citait la 3e, la
4e et la 5e. De son côté, M. Guhrauer reprenait
M. Erdmann sur deux erreurs assez graves.
En effet, M. Erdmann, pour démontrer l'in-
fluence de Spinoza sur Leibniz, s'était appuyé
sur ce fait, que le petit Traité de Leibniz, inti-
tulé De Vita Beata, composé, selon lui, vers
1669, contient quelques phrases textuellement
empruntées à l'Éthique et au Traité De Emcn-
dalione lntelleclus. Il citait à l'appui les expres-
sions dont Leibniz s'était servi pour louer
l'amour de Dieu, et il renvoyait à Spinoza qui
en a d'approchantes. Mais il avait oublié de con-
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