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la sphère particulière qui surmonte le tom-
beau d'Archimède comme sur l'idée géné-
rale de la sphère. Par un procédé qui lui
est habituel, il transforme les vérités de fait,
et de ce nombre sont les âmes, les corps, la na-
ture entière, en tant que créée de Dieu. Avec la
pensée et l'étendue il lui semble, comme à Des-
cartes, bien plus qu'à Descartes, que tout cela
nous est donné dans la nature même de la sub-
stance. Et il va parler des âmes et des corps
comme de modes de la pensée et de l'étendue.
En vain Leibniz lui fait remarquer que ce sont
les pensées particulières qui sont les modes de
l'esprit, bien loin que l'esprit soit le mode de la
pensée, que l'étendue suppose des choses qui se
répètent, bien loin qu'elle les produise. Spinoza
oppose à l'ordre adopté par Dieu, et reproduit
par la nature, l'ordre adopté par lui.

Dans quel but renverse-t-il ainsi toutes les lois
de la nature, et fait-il à ce point violence aux
choses? Ici j'ai besoin de rappeler et de mettre
en présence le résultat final de la Théodicée de
Spinoza et celui de la Théodicée de Leibniz
D'une part, un Dieu sourd, fatal, inexorable, qui
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