des ou accidens. Mais j'ay remarqué que quel- ques démonstrations prétenclues qu'il m'a mon- trées ne sont pas exactes. Il n'est pas si aisé qu'on pense de donner de véritables démons- trations en métaphysique. Cependant, il y en a, et de très belles. » Ce n'est donc pas pour avoir voulu démontrer et définir que Spinoza s'est trompé mais il avait les vues courtes et bor- nées. Il s'est privé d'utiles auxiliaires, il a tout sacrifié aux apparences de la rigueur géomé- trique. Il a introduit en métaphysique, sans ré- serve et sans véritable connaissance, la néces- sité sourde des géomètres. Il a négligé les principes de la convenance, de l'harmonie, de la sagesse, faute d'en comprendre la valeur et le légitime emploi. C'est pourtant, dit Leibniz, une belle rencontre que la nature porte elle- même dans ses lois générales, le témoignage de son souverain auteur, ce qui n'arriverait pas, s'il y avait toujours lieu à une démonstration de la géométrie. La réfutation nous ramène à la seconde par- tie de l'Ethique et aux suivantes. Il faut pour- suivre le résultat de ses erreurs sur Dieu, dans