turque. Pour lui, il a tâché de déraciner des préjugés invétérés dans la race humaine. Il en est deux surtout qu'il a combattus, qu'il com- bat encore le préjugé des causes exemplaires et celui des causes finales l. « J'avoue, nous dit-il, que l'opinion qui sou- met toutes choses à une certaine volonté indif- férente, et les fait dépendre du bon plaisir de Dieu, s'éloigne moins du vrai, à mon avis, que celle qni fait agir Dieu en toutes choses par la raison du bien. » En effet, le principe des causes finales devait être impitoyablement exclu d'une philosophie, qui, en dernière analyse, arrivait à l'identité du bien et du mal, de la beauté et de la laideur, du vice et de la vertu; et je comprends parfaite- ment que Spinoza les ait bannies comme des com- pagnes importunes dont la présence lui déplaît. Mais ce dédain des causes finales sans les- quelles on prétendait tout expliquer, cachait plus d'ignorance qu'il ne décélait de véritable 1 Voir Schol. 11 de la Prop. XXXIII et l'appendice de la pre» mière partie.