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y a quelque chose d'obscur dans le sentiment
de Spinoza sur ce sujet, et il exprime ainsi dans
la Théodicée l'apparente contradiction qui s'y
trouve Cogilationem non inlelleclum concedit
Deo. Dans la réfutation, il renvoie de plus auxtex-
tes. Par le Schol. de laProp. XVII, p. 4 Spinoza
refuse à Dieu l'entendement; par la Prop. 1 de la
partie, il lui accorde la pensée. Wachter' 1
prétendait tout expliquer par la distinction des
deux verbes en Dieu l'un, qui lui serait intérieur
et dont Spinoza ne veut pas l'autre, qui lui serait
extérieur et qu'il admet, au point que Wachter
est persuadé que Spinoza a reconnu la création
par le verbe ou intellect externe. On comprend
que Leibniz ne se soit pas contenté de pareils
commentaires, et qu'il ait maintenu la contra-
diction des deux Propositions.

Cependant, et malgré l'autorité de Leibniz, je
ne crains pas d'affirmer qu'il n'y a aux yeux
de Spinoza aucune contradiction. Non, il est
très vrai que dans son système, Dieu pense sans
» Voir pour Wachter la Notice qui précède le manuscrit do
Leibniz.
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