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effet, son Dien, réglé par le mécanisme de sa
nature, est plus simple, et on ne saurait l'ac-
cuser de faire le personnage de la divinité. Il
n'a ni l'entendement qui va au vrai, ni la vo-
lonté qui va au bien. Un Dieu relatif à son intel-
ligence et à sa volonté, c'est pour lui quelque
chose d'aussi étrange qu'un Dieu qu'on ferait
relatif au mouvement et au repos. Les hommes
ont cru pouvoir lui faire honneur de leurs per-
fections, ils ne savaient pas que l'entendement
et la volonté qui constitueraientl'essenco de Dieu
n'auraient pas plus de rapport à leur intelligence
et à leur volonté que le chien, signe céleste, et
le chien, animal aboyant. Ni la volonté, ni l'in-
telligence n'appartiennent à la nature de Dieu.
C'est ce que Leibniz exprime merveilleusement.
« Spinoza, dit-il, cherchait une nécessité méta-
physique dans les événemens, il ne croyait pas
que Dieu fiit déterminé par sa bonté et par sa
perfection, mais par la nécessité de sa nature,
comme le demi-cercle est obligé de ne com-
prendre que des angles droits, sans en avoir ni
la connaissance ni la volonté. »

Toutefois, Leibniz reconnaît lui-même qu'il
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