qu'il laisse entendre qu'il ne l'est pas du hasard. Il y a un milieu entre ce qui est nécessaire et ce qui est fortuit. C'est ce qui est libre. Le monde est un effet volontaire de Dieu, mais à cause de raisons inclinantes ou prévalentes. Quand bien même on en supposerait la per- pétuité, il ne serait point nécessaire. Dieu pouvait ou ne pas créer ou créer autrement, mais il ne devait pas le faire (non érad facturas). » Le Dieu de Leibniz a un rapport aux possi- bles et il les détermine. Il a donc un entende- ment qui en a les idées, et une volonté qui choisit. Son entendement est la source des es- sences et sa volonté la source des existences. C'est une cause intelligente et libre. Les traits de la personne humaine, agrandis, renouvelés, s'y montrent jusque dans la lumière inacces- sible. De grands restes de l'image de Dieu dans l'homme servent à reconstituer sonidéal. Leibniz y découvre des veines cachées en retranchant ce qui les empêche de parattre. On sent bien que Spinoza, en partant de l'immobile unité, ne pouvait admettre de telles conséquences. Pour lui, c'est de l'anthropomorphisme tout pur. En