2 losophiqucs des genres et des espèces de Pla- ton elles sont les essences des choses coéter- nelles a Dieu, enveloppées dans son essence in- finie, d'où elles jaillissent sans cesse comme le courant éternel qui porte les choses à l'exis- tence. D'elles seules est vrai ce que Spinoza applique a tout, même aux individus et aux êtres contingents et finis à savoir cet axiome que l'essence de la chose renferme son cire el son idée 1. Spinoza suppose ici gratuitement l'identité des idées générales et des notions individuelles, et il applique aux unes ce qui n'est vrai que des autres; Spinoza se trompe en les croyant iden- ques elles ne le sont pas. Ce qui convient aux espèces ne convient pas aux individus; les ca- ractères de ces notions diffèrent. Les premières ne suivent que l'ordre des idées, les secondes suivent de plus l'ordre des existences. On ne peut comprendre Dieu sans les idées; on i Malgré le Schol. de Prop. X.oeL axiome que Spinoza paraît désavouer lui appartient en propre; car après l'avoir rejeté en commençant, il y revient en finissant. Voir Prop. X. p. 2.