rappelée par lui Ex nihilo nihil, ou bien ce principe transformé, devenu une vérité ratio- nelle à priori, et la formule même du panthéisme Dieu renferme l'être et l'itlée (le chaque chose. S'il emploie le premier, il a tort d'appliquer à Dieu un principe qui n'est applicable qu'aux choses finies. S'il emploie le second, et c'est en effet celui qu'il emploie dans l'Ethique, il a tort d'appliquer aux choses finies un axiome qui ne s'applique qu'à Dieu et aux vérités éter- nelles infinies. Leibniz s'attache à détruire la fausse appli- cation du second de ces principes, et signale avec une merveilleuse clarté le vice radical de la logique de Spinoza, qui est précisément de confondre les idées générales et les notions in- dividuelles il ruine ainsi la prétendue impos- sibilité de la création. Bien loin d'y voir une impossibilité quelconque, Leibniz n'y voit que la réalisation des possibles, qui de simples pré- tendans qu'ils étaient d'abord arrivent à l'exis- tence réelle sous le nom d'êtres contingents. Les idées de ces choses sont en Dieu leur au- teur elles y forment ces grandes familles phi-