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dément qui nous en fait percevoir la substance
et non plus les modes. Leibniz, dans la réfuta-
tion, se contente de faire remarquer ce qu'il y
a d'étrange à dire que l'étendue n'est pas divi-
sible mais on peut, à l'aide de textes nombreux,
reconstituer sa pensée plus développée sur ce
point et l'opposer à Spinoza en ces termes
« Vous mettez en Dieu la quantité, mais
c'est la quantité sans divisibilité. En effet,
Dieu ou la substance est indivisible donc
en tant que substance la quantité l'est aussi.
Mais en vérité ce n'est rien dire, et même il
importe peu qu'il s'agisse d'une quantité réelle
ou idéale. S'il s'agit de la première, elle est ac-
tuellenientsous-divisôe en une infinité de parties.
Je dis une infinité parce qu'il n'y a pas de raison
suffisante de limiter cette division et bien moins
encore de déclarer l'indivisibilité. Entendez-
vous parler au contraire de la seconde, c'est-
à-dire de la quantité idéale elle enveloppe
la possibilité d'être divisée à l'infini. Prenons
pour exemple la quantité de la matière comme
Descartes et comme vous, je ne vois pas
de raison de la limiter. Mais je suis loin d'en
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