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ment peut-on lui attribuer l'unité et l'indivisibi-
lité?

Elle est une dites-vous mais elle a des par-
ties, ou elle n'est plus l'étendue. Elle est infini-
ment divisible est- ce pour cela que vous la
déclarez indivisible ? Elle répète indéfiniment
les choses en tant qu'elles sont semblables.
Donc elle suppose les choses qu'elle répète. Donc
elle n'en est pas la source infinie, mais l'indé-
finie répétition dans l'espace et dans le temps.
C'est une pure puissance, vous en faites l'acte
de Dieu; c'est quelque chose de passif, vous en
faites l'énergie des êtres, un principe d'action,
la force de diffusion de la divinité, tandis qu'elle
n'est que la matière diffuse en dehors de Dieu.
Spinoza appuie cette erreur sur une fausse
manière de considérer la quantité. Dans le Schol.
de la Prop. XV et dans sa Lettre 29 sur l'in-
fini, il distingue deux sortes de quantités, l'une
que l'on imagine, l'autre que l'on perçoit par
l'entendement la première, que l'imagination
nous représente divisible et qu'un penchant na-
turel nous porte à diviser; la seconde, que nous
concevons comme indivisible à l'aide de l'enten-
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