due, ou si l'on veut la matière première, n'est autre chose qu'une certaine répétition indéfinie des choses en tant qu'elles sont semblables en- tre elles ou indiscernables. Mais de même que le nombre suppose des choses nombrées, l'étendue suppose des choses qui se répètent et qui, outre les caractères com- muns, en ont de particuliers. Ces accidens, qui sont propres à chacune, rendent actuelles, de simplement possibles qu'elles étaient d'abord, les limites de grandeur et de figure. La matière purement passive est quelque chose de très- vil qui manque de toute vertu, mais une telle chose ne consiste que dans l'incomplet ou dans une abstraction. » Ceux qui veulent qu'une telle chose soit une substance renversent l'ordre des paroles aussi bien que des pensées. Outre l'étendue, il faut avoir un sujet qui soit étendu, c'est-à-dire une substance à laquelle il appartient d'être répétée et continuée. La notion de la substance répan- due ou répétée est donc antérieure à sa répéti- tion. Mais que serait-ce qu'un Dieu qui se répète et se continue sinon la matière? Mais alors com-