3. 4- lement à la Phisique, à la Chymie et même a quelques parties de la Géométrie transcendante. Des recherches sur les peuples et les langues n'ont pas une u.tili:é aussi directe que des recherches sur l'agricul- ture, les arts etc. cependant c'est une étude dans la quelle on peut porter des vues très philofophiqnes p. e. il cit beau d'observer comment un peuple manifeste déjà un ca- ractère au moment où on le voit paroîire dans l'histoire, comment la civilisation modifie ce caractère et comment ensuite tous les événements de l'histoire de ce peuple ne sont plus que des résultats de son caractère, coiiibi'ié avec les circonstances. De pareilles observations se presentent à chaque pas dans les recherches historiques, comme dans l'étude des autres sciences, qui toutes offrent de grands su- jets à philosopher indépendants de leurs objets particu- liers respectifs. Les questions historiques se décident sur des témoignages directs, absolument comme les procès criminels sont, dé- cidés sur les dépositions, et cela par la raison toute sim- ple que dans l'un et l'autre cas il s'agit de faits. Il y a des témoignages tellement évidents, qu'ils n'ont point, besoin d'être appuyés par des preuves historiques. Par exemple Cassiodore nous a conservé une lettre de Theodoric Roi des Ostrogots, à un Roi des Rendes. Cette lettre finit ainsi: ,,Nos Ambassadeurs vous expliqueront le contenu de cette lettre et y ajouteront plusieurs autres choses dans notre langue maternelle Il est clair que si la lettre n'est pas suppo ée les Hérules et les Ostro- gots doivent être de la même race. L'homogénéité de deux races se prouve quelque fois par une véritable équation; par exemple: on peut dire les, Gé-