ans, elles ne sortent plus de leurs chariots, qu'elles ne soyent mariées, non pas même pour satisfaire aux besoins de la na- ture. Il y a dans le fond du chariot une planche, qui se lève, et si c'est en un lieu, où l'on soit campé, un esclave vient incontinent le nettoyer. On reconnoit le chariot d'une fille aux fleurs, dont il est peint, et d'ordinaire il y a un cha- meau liô auprès, qui est aussi barbouille de diverses couleurs avec plusieurs bouquets de plumes sur la tête. ic. Texte de Pery, Voyageur Anglois. Lorsque les Tartares vont d'un endroit à un autre, ils mettent leurs femmes et leurs enfants sur des machines couver- tes, soutenues de deux grandes roues d'environ huit pieds de diamètre, et dont la largeur est proportionnée à la hauteur de sotte, qu'ils peuvent aisément traverser des petites rivières. Ils demeurent dans ces machines aussi bien que dans leurs tentes. COMMENTAIRE. Il est vrai, que ces grands chariots surnagent comme des radeaux, et sont conduits par des boeufs nageants aussi, ce qui offre un spectacle assez singulier, dont j'ai été témoin plusieurs fois. Or donc !es Amazones avoient raison de dire aux jeunes Scy- thes Hyppomolgues ou Nogais: Vos femmes passent leur vie dans des chariots. Mais chez les Sarmates, Méotes ou Messagetes les femmes combattoient, et voilà pourquoi les Amazones, qui étoient de cette race, voyant leurs maris tués par. les peuples de l'A:ie mineure, n'eu- rent pas de peine, à prendre les armes d'abord pour leur défense, et ensuite pour attaquer comme le dit Troguc Pompée. Mais poursuivons. u, Suite d'Hérodote. Les jeunes Scythes persuadés firent ce que deman- doient leurs fcmmes,et lorsqu'ils eurent recueillis la portion de leur patrimoine, qui leurs revendent;, ils les «joignirent. Alors