de leur chasse et du butin qu'ils pouvoient enlever. Vers l'heure du midi les Amazones s'éloignoient du camp seules ou deux à deux. Les Scythes s'en étant apperçu firent la même chose. Un d'entr'eux s'approcha d'une des Amazones isolées, et celle-ci loin de le repousser lui accorda ses fa- veurs. Comme elle ne pouvoit pas lui parler parce qu'ils ne s'entendoient pas l'un l'autre elle lui dit par signe de reve- nir au même endroit le lendemain avec un de ses compagnons et qu'elle amènerait aussi une de ses Compagnes. Le jeune Scythe de retour au camp y raconta son aventure. Et le oui- suivant il revint avec un autre Scythe au même endroit, où il trouva l'Amazone qui l'attendoit avec une de ses compagnes. COMMENTAIRE. On voit encore ici que les Scythes ne comprenoient pas tes Ama- zones et qu'ils étoient obliges de ltucs parler par signes. Voyez. le commentaire précédent. 8.. ̃ Suite du Texte. Les autres jeunes gens instruits de cette a van turc, appri- voisèrent aussi le reste des Amazones, et ayant ensuite réuni les deux camps ils demeurèrent ensemble et chacun prit pour femme celle dont il avoit d'abord eu les faveurs. Ces jeu- nes gens ne pouvoient apprendre la langue de leurs compag- nes, mais les Amazones apprirent celle de iturs maris: et lors- qu'ils commencèrent a s'entendre les Scythes leur parlèrent ainsi: ,,Nous avons des Parents, nous avons des biens, menons une autre vie. Réunissons nous au reste des Scythes et vivons avec eux. Nous n'aurons jamais d'autres femmes que vous. ,,Nous ne pourrions pas répondirent les Amazones demeurer ,,avec les femmes de votre Pays. Leurs coutumes ne ressemr 5,blent en rien aux notres. Nous tirons de l'arc, nous lançons des «javelots. Nous montons à cheval et nous n'avons points appris