partaient la langue des Thraces. Les Gètes et les Daces par. lent la même langue. COMMENTAIRE. Strabon a curieusement recherché toutes les peuplades Thraces qui subsistoient encore de son tems mais il ne lui est point venu dans la pensée d'en faire des Germains, non plus qu'à Tacite, ce qui suffit pour démentir l'opinion que quelques savants d'Allé. magne se sont formée à cet égard. Au tems de Tacite les Thra> ces b'étoient presque fondus dans les Légions Romains. Mais il y avoit des Daces qui pouvoient servir à la comparaison. Je sais aussi uu écrivain qui fait descendre les Slaves des Da- ces. Mais si l'on réfléchit que Tacite est embarrassé, ce qu'il fera des Vénèdes, et s'il en fera des Germains ou des Sarmates, et qu'il ne pense pas aux Daces ni aux Thraces, on doit ce me semble se bien garder d'un rapprochement qui ne lui étoit pas seulement venu à l'esprit à lui qui travailloit si fort ses ouvrages. Mais nous avons encore un reste des Daces et ce sont les Valaches qui parlent encore aujourd'hui la langue des Armées Ko- ïnaines, que l'on appelloit TreLisce Loqui. A' la, vérité il y est entré un grand nombre de mots Slave;, et quelques Albanois. Mais outre ces mots empruntés et les mots Latins, on trouve encore dans cette langue des rapports directs avec d'autres langues Japhètiques. Ce qui est une grande preuve d'originalité. Par exemple: les numériques sont Latins, cependant nous y voyons Fétor; quatre qui est Celtique, et n'a pas pu en- trer dans le Valache par le Latin. 11 y a beaucoup d'autres mots dans le même cas. Conclusion. Je dis donc que les Thraces doivent être considérés comme une grande division de la classe que j'ai appellée Japhètique ou Européenne. Je dis encore que les Juifs avoient donné aux Gétes le noms de Thyras et qu'ils ont pris ce nom des Phéni- ciens. Les quels selon Ammien Marcellin. avoient- fondé Thy- ïas sur le Dniester.