ces choses seront encore mieux développées dans les Chapitres suivants, SUPPLEMENT AU SECOND ciiapitrf. On trouve chez les anciens, et nommément dans Diodore de Sicile, quelques notions sur les Hyperboréens qui étant trop vagues, ou trop romantiques ne peuvent servir à notre instruction. C'est pourquoi je les passe sous silence, On en trouve d'autres que je n'aurais pu rapporter qu'en les accompagnant de notes très étendues. Tel eft un passage de Pline, où cet auteur confond les Arym- phéens avec les Argipéens ou Oisifs d'Hérodote et il leurs attribue l'oinVeté et les têtes pelées. Cependant je ne dois point taire qu'un passage d'Hé- rodote semble prouver que les Hénètes de l'Adriatique étaient des Illyriens, mais que prouve ce passage? Les Il. lyriens ne tenoient à aucune race de peuple connu. Si donc les Hénètes du tems d'Hérodote avoient des rap. ports avec les Illyriens il s'en suit que ces peuples que nous regardons comme Aborigènes, étoient une an- cienne colonie Slave, plusieurs noms propres d'hommes et de lieu viennent à l'appui de cette opinion. Au reste il s'agit ici des anciens habitants de l'Illyrie car les Eslavons actuels y sont venus du tems de l'Empé- leur Héraclius comme on peut le voir dans Constan- tin Porph.