ig. "Moyse de Khorene qui suit ici Papus d'Alexan- drie, appelle ceux-ci Honoriai.es, qui est une traduction latine du Grec Hénéti. 19. Jornandes dit:' Ravenne a été dans la possession de ceux, qui furent autre fois appelles Hénéti, c'est à dire louables. Laudabiles. 20. Paul Warnehied, qui n'avoit pas lu Jornandes, dit: les Latins ajoutent une lettre au nom de Vénéti mais les Grecs écrivent Eneti, qui veut dire Laudabiles. 21. De toutes ces preuves je conclus j, que les Véne- tes de l'Adriatique étoient une Colonie des Hénetes de la Pa- phlagonie. A la vérité, si l'on vouloit combattre la foule de mes preuves, l'on pourroit s'aimer de deux passages de Stra- bon. Dans l'un il dit: Quelques auteurs font descendre les Vénetos de l'Adriatique du ceux des Gaules et) dans un au- tre endroit il dit: que lui-même penche vers cette opinion, mais que dans ces choses -là il fa lion se contenter de l'apeu- près ou de la probabilité Ce dernier passage auroit sans doute beaucoup de valeur, si le même Strabon ne disoit aussi: Les Hénetes sont ailés de la Paphlagonie sur la mer Adriati- que ailleurs il dit: les Hénetes sont les plus nobles des peuplades etc. etc. voyez ci-dessus l'article 21. Les contradi- ctions de Strabon se détruisent les unes et les autres reste l'opinion commune, que j'ai mise à la tête de cette" seconde partie, parce que je l'ai trouvée appuyée par des auteurs latins, grecs, hébreux, arméniens, goths et longbards, et de plus par la tradition constante des Juifs consignée dans la version Arabe de Rabi Goar qui écrivoit a Bagdad dans le neuvième siècle, et qui a mis Seklab c'est a dire Slave, à la place de Riphat, tout comme Flavien Joseph mettoit Paphlagoniens à la place de Riphatéens.