5 de Pylamène. Méandrius dit que les Hénètes étant venus au secours de Troye du fond de la Leucosyrie s'en allerent ensuite avec les Th races et s'établirent au fond de la mer Adriatique. It ajoute qne les Hénètes qui rie sont pas allés au siège de Troye- se sont ensuite transformés en Capadociens. Et ceci pa- îoit d'autant plus croyable qu'on se sert indifféremment des deux langues dans la partie de la Capadoce,, qui est sur le fleuve Halys, et confine avec la Paphlagonie. L'on y retrouve aussi l'usage des noms propres 5 que nous regardons uniquement comme Paphlagoniens. Tels que Bagos, Biazes Aniates, Rhatates, Saidolies, Tibias, Gazis, Ola- gazis et M a nés. C O M xVl ENTA1RE, Strabon dit dans nn autre endroit, que Mânes étoit un nom Phry- gien. Si des autres noms propres, on ôte la finale grecque, il en résultera bien des noms barbares mais qui ne prouveront pas plus pour une race, que pour une autre. Il en est de même de tous les anciens noms barba- res. Par exemple chez les Goths, Augi", Amala, Lama, Alediée ne s'ex- pliquent pas en Allemand, mais Fridegern Hermanric, Thorismond ont déjà des significations auxquelles on ne peut se méprendre. Chez les Slaves de Belochrobatie (Apud Const: Ppsiph. Klukas Lobi-tos Cozentzes, Muchlo n'ont pas de signification, mais Selegast, Mezamir, Muzyk ont un son et un sens Slave. Des noms rapportes par Strabon, Bag, Biazy, Aniat, Rhatat, Sardok, Gaz, Olgas semblent être slaves, mais à rigoureu- sèment parler, ih ne prouvent ni pour ni contre aucune opinion,. – Re- venons aux lienètes de l'Adriatique. 14. Si je voulois écrire l'histoire des Vénétiens les notions se présenteraient en foule, et Tite Live seul m'en four- niioit assez pour prouver qu'ils sont venu de l'Asie mineure. Mais je ne citerai que les passages > qui mèneront plus dire- ctement au but proposé. Polybe dit positivement, que les Hé- netes parloient une langue particulière. Et il est si vrai,