c. 16.
c. le.
Ad. 1?. 12.
';̃: Au. 1;.
!• Cor. i}.
Lib. de citait
pro mon m s.
l'immutabilité au lieu que les Saints qui vivent fur la terre ont
encore à travailler èc à combattre pour acquérir la couronne qui
leur eit promife. Si l'on a donc une vénération excrême pour les
amis de Dieu encore revécus de l'infirmité de la chair ) fi l'on de-
mande avec fucccs le fe cours de leurs prières fi l'on conferve
avec loin leurs mouchoirs, leurs ceintures ô£ les autres choies qui
leur ont fervi j fi leur accouchement, iî leur ombre feule opèrent
des merveilles furnacurellcs 5 quelle vénération &£ quelle confiance
ne devons-nous pas avoir pour les amis de Dieu qu'il lui a plu
de couronner ? Nous imaginerons-nous qu'abforbez dans la gloire
ils aient oublié ceux qui la doivent un jour partager avec eux
ÔC qui ont les mêmes droits d'y prétendre ? Dans {c féjour heu-
reux qu'ils habitent toutes leurs vertus fe font réunies dans la
feule charité j Se cette charité parfaite qui fait leur béatitude ne
nous donne pas lieu de douter que les interdis de nôtre falut ne
leur foient chers.
L'efpric humain, trop curieux., ne fe contente pas desveritez
qui lui font connues il veut pénétrer jufqu'aux reports 6C aux
manières cela ne produit que des difputes fans fin } où l'or-
guè'd s'exerce & l'opiniâtreté forme des partis. Sans parler ici
des autres matières, à l'occafion defquelles la curioilté humaine a
jeccé tant de fcandales dans l'Eglife y cette même curiofité a voulu
s'ingérer aulfi depénecret de quelle manière les Saints pouvoienc
entendre les voeux Si les prières que nous leur adreffotis aux
mêmes Saints, au même tems, 8>C en tant de lieux dififerens 8c
éloignez les uns des autres. Mais il faut laiifer à Dieu un fecret
quin'eit connu que de lui. C'en eft affez pour nous que le culte
&C l'invocation des Saints foient autorifez^ans l'Eglife depuis les
premiers fiécles. Et du refte, quant à la manière dont nos besoins
font connus aux Saints c'eft une chofe lur laquelle il n'y a rien
de décidé. Nous pouvons &£ nous devons demeurer là-
deifus dans la même incertitude où faint Auguilin a été» Après 4
avoir établi qu'il eil certain que nous fommes fécourus par les
s' laines Martyrs que nous invoquons il ajoute que nous igno-
rons comment ce fecours nous vient de leur parc. Sont-ils fre-
fsns en divers lieux continuë-t-il pour aider ceux qui les in-
voquent ? Ouia-norantle détail des prières qu'on leur adrefie em-
̃ployent-ils paiement en gênerai leur intercejjion auprès de Dïsu
pour ceux qui les reclament dans leurs necejfiîez> ? Et cefl comme
nous prions pour les morts quoique nous ignorions où ils font
& que nous ne leur foïons point pre 'fèntez» Enfin quand Dieu
tQttt-pmjfant t qui efi par tout exauçant les prières des Martyrs 3
nous donne les foulagemens que nous leur demandons fkr tout
̃aux purs de leurs Fêtes » comme il veut & ou il veut ainfi
qu'il
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, FOL-LN20-35(A)