SAINT PERREUX. se 21. Sl:PT~MB, 4. Juin se 4. Sept,, 4. Juin 4. SEPT. renoncer à toutes les dignitez Si à toutes les pompes du monde pour être fimple- ment fervireurdc.J. Chrift. Il ne voulut donc de tout l'héritage de tes pâtes que ce qui lui étoit neceffaire pour bâtir Se pour doter un monaftere oit il fe renferma avec ioixante perfonnes choifies. Ils y prirent tous enfemble l'habit monaftique &c Per- reux s'y étant fait un grand fonds de Re- ligion, pailà. de-là dans l'Hibeinie pour y étudier l'Ecriture Sainte àijuoi il em- ploïa vingt ans. Il vint enfuite fe cacher dans la Cornoiiaille ihfulaire près de l'em- bouchure de la Saverne où il bâtit une nouvelle maifon qui fut bientôt peuplée d'un grand nombre de difciples, entre lef- quels Credan, Medan, & Dachan fe ren- dirent très-illuflfes par leur feience & par la fainteté de leur vie. L'endroit où il s'établit fe nommoit alors Loderic Se Laffenac mais il porta depuis le nom du faine, & fut nom- mé PetrocK-Stow aujourd'hui Padftov où le fîege Epifcopal de la Cornoüaille in- fulairc a été pendant quelque rems, felon plusieurs hiftoriens Anglois. Après que faine Ferreux y eut fait un fé- jour de trente ans il eut la devorion de vilïcer le tombeau des Apôtres, 8£ les Saints lieux, ce qui étoit une pratique de pieté fort commune aux Religieux âz ce tems- là. Il alla donc à Rome Ëc de Rome à Jerufalem d'oit il fut à ce qu'on dit, juf- qu'aux Indes ou il demeura fept ans en- ti:rs dans une ifle deferte, dans les rigueurs delà plus iuftere pénitence, & dans les confolations Ipiiituelks de la plus fublime contemplation. Il revint enfuite, par le com- mandement d'un Ange dans ion mona- ftere de Loderic ou il eut beaucoup à fotif- fiïr de la dureté intraitable d'un Roi de la Bretagne occidentale nommé Tendur. C'étoient les derniers coups nccefïàires à la perfj£tion de ce vaifleau de gloire. S. Ferreux mourut fort âgé > Se fut enterré dans fon monaftere de Padftow qui fe nomma dans la fuite du tems S. Venaix âcBomine, Se fut habité par des Chanoines Réguliers. L'un d'entr'eux nommé Martin, aïant furtivement enlevé fon corps fe re- tira avec ce précieux dépôt dans l'Armori- que, au monaftere de faint Méen deGacl. Roger Prieur de Bomine en porta fes plain- tes à Henri II. Roi d'Angleterre l'an 1 177. Se ce Prince, à ce que dit Roger de Houcdcn, commanda auffitôt à l'Abbé &: aux Religieux de faint Méen de reftituer ces faintes Reliques Se à Rolland de Di- nar» qualifié en cette occafion Grand- Jufticicr de la Bretagne Armorique de faire exécuter les ordres fans aucun délai, 3 fous quelque prétexte que ce fût. L'Abbé & les moines intimidez rendirent à Ro- ger, Prieur de Bomine ce précieux tré- for 3 après avoir juré fur les faints Evan- giles, que c'étoit le même corps qu'on leur avoir apporté. Le culte de faint Perreux s'eft coaièwé depuis dans l'Abbaïe de faint Méen & l'on y en faifoit deux fêtes avec ocïave l'une le 4. de Juin qui paroît avoir été la plus folennelle, 3 8c l'autre le 4. de Septembre. Une hiftoire de fa vie qui ajoute plu^ fieurs fables à ce qu'on vient d'en dire 8c que nous avons eue de l'Abbaïe de S. Méen affure que faint Perreux a vécu folitaire plufieurs années dans la Cornoiiail- le de l' Armorique. Outre le refpect parti- culier que l'on a pour lui dans l'Abbaïe de faint Méen il y a dans lediocefe de Van- nes, en la paroiiïe de faim Vincent fur Ouït j une tréve oufuccurfale, du nom de faint Perreux connuë par le pafTage qui eft fur la même riviere à à demie-lieu c de Redon. Mr. l'Abbé Châtelain dit qu'on nomme ce faint S. Perreufe dans le Ni- vemois où ileft honoré. S'il avoit eu con» noiffance de la paroiffe de Lo Pezdrec > qui cft du Diocefe de Quimper il auroit auffi dit que dans la Cornoiiaille Bretonne on appelle faint Perreux faint Pezdrec. SJINT CJDO Eijê^ue ffî Martyr. GUNDLE'E Roi de Glamorgan Se Gladufe ion époufe furent le père &c la mere de faint Cado Se point d'autre enfant que lui. Gundlée laiila le Royaume à fon fils, quitta la couronne Se ̃ le fceptre fe retira dans une folirude où il vécut dans une grande abftinence Se mourut en opinion de fainteté. Son fils 5 plusfenfiblc à l'exemple du mépris du mon- de que ton perc lui avoit donné qu'aux riche/Tes Se aux grandeurs qu'il lui avoit ip.iiTées, remit le gouvernement dupais à fes oncles, frères de fon perc Se emploïa tout fon domaine particulier àfeire des dons aux Eglifes & des aumônes aux neceflitcux. On dit qu'il nourriflbit tous les jours cent clercs cent pauvres laïques & cent veu- ves, fans y comprendre les hôtes les pau- vres furvenans, Se les Religieux de fa nom- breufe communauté de Lan-carvan dans le Glamorgan. Il y, établit une école de Théo- logie j où faint Gildas enseigna pendant quelque tems. Se biffant enfin aller à l'a- mour de la vie retirée Se contemplative