SAINT DU BRICE. M- 1-4. NOVEMB. ̃If. NOVEMJ. relie de l'année à la priere & ta psni- tence. C'étoit pour l'ordinaire dans celui de faint Hiltut fie quelquefois dans celui de l'Abbé Piro caché dans une iflc Se dans l'un & dans l'autre il connut le me- rite extraordinaire de faint Samfon qu'il ordonna fucceffivement Diacre, Prêtre 5 8c Evêque. Il voïoit dit-on, à toutes les fois, > le Saint Efprit en forme de colombe, def- cendre fur l'ordonné ce qui ne paroiffoit qu'à faint Hiltut Si à ion Diacre mais qui fut apperçû de tous les afïlftans au jour de la promotion de ce digne fujet à l'Epif- copat. On dit que faînt Dubrice couronna dans fon Eglife de Kaer-leon le grand & fameux Artur l'an 5 1 6. mais qui peut fe fier à l'Hi- ftoire de cet Artur héros ordinaire des Ro- mans Anglois On dit aufïi mais avec beau- coup plus de vrai-femblancc que Dubrice abdiqua à caufe de fon extrême vieilldTe l'an 5 19. dans un fynode tenu au lieu de Brevy ou de Bruy fur Tuy au païs de Cardigan contre l'herefie Pelagienne qui pouiFoit de nouveaux rejettons ôc que S. David fon difciple fut fon fucceffeur dans la dignité d'Archevêque ôc faint Theliau au iîegc de Landaff après quoi ce faint homme ne penfant plus qu'au Ciel & ne s'occupant que de Dieu vécut encore qua- cre ou cinq ans & mourut enfin dans la paix du Seigneur vers l'an J24. âgé de près de quatre-vingt dix ans. Les Martyrologes Anglois & le nou- veau Catalogue des Saints drelTé par le P. Philippe Ferrarius pour fervir de fupplé- ment au martyrologe Romain de B.ironius, mettent la fête de faint Dubrice le 14. No- vembre. Mais on ne peut bien s'afflirer fi c'eft de l' Evêque de Landaff dont il efl cuic- ftion d'autant que c'eil à Cantorbery que fa fetc efr marquée. Il y a eu un autre faint Dubrice Evéquc de Chefter donc le mê- me auteur Philippe Ferrarius, met la fêre au 6. de Mai. SAINT THELIJV, Evcqne & Confefîettr* LE S Légendaires font faint Theiiau fils d'un Seigneur de la premiere qua- lité nommé Enfic, ou Ecnic, du païs des Demetes ou de Cardigan proche parent des Rois; mais il n'y a pas d'apparence qu'il fût neveu de faint David fils d'une de fes fccui's comme l'a dit Ufferius » fans citer ^ÎOVEMB. VI. SIECLE. de garant. Le Regiitrc de Landaff cité par le même-auteur, page 291. de ks ajit«,- î1 quitez de l'Eglife de Bretagne nomme Gucn-haf la mere de faint Theliau & la fait fille de Linonvi, On ne peut dire fi Theliau fut le premier nom de ce faint ou fi ce n'eft point un furnom qu'on lui donna mais un peu changé car fes hifto- riens difent que fes vertus fa fcience ex- traordinaire, & fon admirable talent pour la prédication, le firent nommer du mot Grec Helios qui fignifie le soleil que les Bretons prononcèrent Eliud. Mais on peut croire auffi que ce nom d'Eliud lui a été donné par allufion à celui de Theliau. Le rapport entre les noms d'Eliud de Theliau & de Helios a donné lieu à Ufferius de conjecturer que S. Theliau pourroit bien être le même que S. Satnfon car en Arabe & en Hébreu Samfon fignifie auOI le Soleil ( Semés ) Se s'eft dit-ii pu faire que les moines Bretons à qui les œuvres de S. Jérôme avoient appris la fignification des mots Hébreux, aient voulu donnera à leur Helios ou Eliud le nom de Samfon. Cela eft tiré de loin 5 ôc d'ailleurs les aftes de ces deux Saints font fi differens Se on en parle dans ces actes fi formellement comme de deux perfonnes entièrement di- ftincles j qu'on peut aflurer que cette con- formité de fignifications de noms a été l'effet du pur hazard, & non une affecta- rion étudiée. Theliau fut élevé avec beaucoup de foin fous faint Dubrice & il eut pour compa- gnon ce même Samfon avec qui Uflerius le veut confondre. Il eut enfuite pour maî- tre faint Paulin difciple de faint Germain d'Auxerre. On dit qu'averti par un Ange il accompagna faint David ton condifcipîe dans l'école de Paulin Se fiiint Parern à à Jerufalem ôc qu'il y fut ordonné Evéqifc., comme eux par le Patriarche. Quelque irreguliere que foit une pareille promotion > elle eft expreffement marquée dans les trois différentes hifloires de ces trois Saints, &: celle de faint Theliau rapporte en particu- lier de lui quelques circonflances qui font, voir fon extrême humilité. Il faut dire ne- ceffaircment que ces trois Saints avoient été faits Prêtres avant qu'ils entreprifent le Voïage. Theliau revenu dans fon païs, honoré du caractère Epifcopal fut fait Evêque de LandafF par fon maître S. Dubrice qui fe déchargea fur lui du foin de cette Eglife. Illa gouverna d'une maniere fi apoftolique, que les peuples ne s'apperceurent point qu'ils eufïent changé de pafteur. Le même efprit qui avoit conduit faint Dubrice agiffoit en