SAINT DUBRICE. 14. NOVEMB. Vtriiicinfis tollegii q'ûto- ttïtoil* faire fur ce recit qu'on n'y doir avoir au- < cun égard. Le pere de Dubrice fe nommoic Pepiau 1 Se regnoit dans le pais de Galles &: fa <̃ mère étoit Evedile. On ne fçaic point l'an- 1 née qu'il nâcquit .mais comme il a vécu i un nombre d'années dans le VI. ficelé on i peut croire qu'il ne vint au monde que dans le tems que faint Germain Se fâint Loup allérent dans Tille. Dès fa jeuneffe il s'appliqua tellement à l'étude 'Se fur tout à celle de l'Ecriture Sainte qu'il devint fameux par fa grande érudition, dans toute la Bretagne, Se qu'il lui vint des Ecoliers de toutes parts entre lefquels on en vit, qui ailleurs auraient été de grands maîtres. Saint Satnfon faint Theliau avancez dans l'école d'Hiltut furent de ceux-là, & l'on dit qu'il eut pendant plusieurs années plus de mille autres jeunes Ecclefiaftiques à qui il faifoit leçon tous les jours dans le monaftere qu'il avoir fait bâtir en un lieu nommé Hentlan fur le bord du fleuve XJrye ou Guy » où il étoit pour tous un modèle accompli de la juftice chrétienne de la vie Religieufe se de la charité par- faite. Il tcanfporta depuis fon Académie en un lieu plus commode pour ce grand nombre de difcipks Se alla demeurer dans une ifle de la même riviere proche du lieu de fa naiffanec cette ifle s'appdloit Miferbdill Se il y enfeigna pendant plu- fieurs années la philofophie Si l'Ecriture Sainte dans la feule vue d'être utile au prochain & de rendre fervice à l'Eglife. Une vie fi exemplaire &e un travail fi afîîdti lui attirèrent la veneration & l'a- mitié de tous les peuples delà Cambrie me- ridionale, autrement dite Soutlpjrole Se nommée par les anciens Bretons De-heu- banh. Ils fouhaitérent donc pour Evêque celui que tant de Clercs fe choi- flfloient pour maître Si l'aïant élu d'un commun confentement du Roi, des grands, du peuple Se du clergé ils le firent ordon- ner premier Evêquede Landaff fur leTavc, ou Taff dans le Glamorgan ou félon quelques auteurs, de Kaer-leonfur Vock, au pais de Monmouth & il fut encore inftitué Métropolitain de toute la Cambrie. Si l'on en croit l'auteur delà vie de faint David Evêque de Meinw autrement faint Davus car la ville a pris le nom du faint; la dignité de MetropoHrain étoit) en ce païs-là, comme aUtrefois dans une partie de l'AfTrique plutôt pcrfonnelle que réelle s'il eft permis d'ufer ici de ce terme dans ce fens-là c'eft-à-dire qu'elle n'étoit attachée à aucun fiege particulier Se que le feul mérite perfonnei de quelqu'un des Evê- r4. I~,ro·~ saÿ, ques de la province foifoit que les autres le nommoient & le reconnoiffoienc pouc I^° leur fuperieur Se pour leur chef. Il eft vrai que l'hiftoire del'élection de faine David, à l'occafion duquel cet auteur rapporte ceci 3 fent beaucoup la fable } mais il efl prefque impoffible fans cette fuppoikion d'accor- der la diverfité des fentimens des auteurs 3 qui reconnoiflent pour Métropolitain de Southwale, les uns le fiege de Landaff les autres celui de Kaer-leon & d'autres celui de S. Davüs ou la même hiftoire déja citée dit que F Archevêché fut enfin fixé en con- fideration de ce faine; ce qui n'arriva toutes- fois que long-tems depuis ton decez. Il eft donc fort vrai-femblable, qu'après que le merite de faint Dubrice l'eut fait choifir pour Métropolitain des Evêcques de Cambrie comme il l'avoir fait élire Evê- que de Landaff cecre ville fut Mctropcr» litaine de Cambrie pendant tout le rems qu'il gouverna cette Eglile qu'.iïant en- fuite paflé de Landaff à. Kaer-leon pour le plus grand bien des peuples vers l'an 512. il rranfporca le titre Archieptfcopal 1 attache à fa psrfonne plutôt qu'à fon iîc- ge, :i l'Eglife de Kaer-leon &e qu'enfin David Evccjue de Mcinw devint (on fuc- cefleur dans la dignité d'Archevêque fans l'être dans fon fiege 1 &e que la qualité de Métropolitain lui fut conférée par le com- mun confentement de toute l'Eglife Breton- ne, parce qu'on l'eftimoit le plus digne de l'être après quoi le même honneur revint: »C encore à l'Eglifcde Landaft'dans laperfon- ne de faint Theliau qui après avoir ccé Evêque de ce fiîge plufieurs années fuc fait Archevêque, à fon tour de l'Armon- que-, après le decez de David. Quoiqu'il en foit Dubrice eft toujours également appellé Métropolitain de Cam- brie, foit qu'il tint le fiege de Landaff, foit qu'il tint celui de Kaer-kon ce qui fait voit en quelle confideratlon il étoit & quel refps£l on avoit pour lui puifque l'obéïi- fance qu'on lui rendoit fe rendoit pius à fa perfonne qu'à ion fiege j ce qui con- firme ce qu'à dit l'auteur de la vie de faine David, que le titre d'Archevêque de Cam- brie n'étoit encore attaché à aucune Eglifc. Dubrice s'acquitta toujours, avccunzele3 une vigilance Se une application admira- ble des devoirs d'Evêque Se de Metropo- litam n'oubliant Se. n'omettant néanmoins jamais la pratique dcs exercices Religieux 3 dont il croïoit que dépsndoic fa fandifica- tion particulière. Il fe retirent pour cela tous les ans, dans quelque inonaiïere de fa province pour y vacquer pendant le Ca- rême plus particulièrement que dans I« Dij ij