SAINT BRIEUC. ï. May. iy. Mars. Ï7' Maur fur Loire. Guillaume Abbé de Touf- 1 faints d'Angers fe trouva auffi à la cérémo- i nie avec Conan Comte de Bretagne & < Henri Roy d'Angleterre comme le té- moigne cette Charte tirée de l'Abbaïe faint Serge. Henricus Rcx Anglorum dr Dux Nor- j 1 r/iannorum & Aquitaniœ & Cornes Andega- i •via omnibus fancls. Dei Ecdefu filiis > fa- f lutem. Nûvcrit mùverfttxs veflrœ quod an. i no ab incatnal'wne Domini MCLXFI. (j? re- l gui no(lri x. pridie Kalendas Augitfti lune £ xxx. die Dominica, me prafente > tran(la- ( tum corpus ftmeliffimi Briocci confejforis F-pij- i copi in Ecdcfia B. Sergii que eji Andega- < vu ér honorifi.ee repofitum in eadem Ecde- i fia officiât» prabente Cuiïïtimo Ardegavcnfi j 1 Epifcopo (tjliflentibus Guilldmo ejujdcm Ec- ̃> clefu Abbate Guilldmo S. Albini Abbat'e j Hugonc S. Nicolai Abbate Guillclmo B. ] Jijarm Abbate cum midto défi fopuliqce j tripttdis. Guillelmus Omnium Sanciomm Ah- bas huit Cranjlationi interfuit & Continus Cotncs Hnlmini.i- La fête de (aint Brieuc fe célèbre le pre- mier jour de May &: le 18. d'Octobre on fait cclle de la réception de fcs Reliques. Outre l'Eglife Cathédrale qui porte fon nom il y en a deux paroifliales dans l'E- vêché de faint Malo qui le reconnoii'lenc pour patron celle de iaint Brieuc près de Montmuran 5 2c celle de faint Brieuc de Mamon. SAINT PATRICE, Eajê^ue ft) Confeffeur } Apôtre d'Irlande. V. SIECLE. LA Brctagne Armoricaine feroit en droit de revendiquer tous les Saints qui font nez dans Fille de Bretagne avant que les Bretons chaffez de cette Ilk par les Anglois loient venus s'établir dansl'Armo- rique mais nous uferons de nôtre droit avec une modération qui ne nous cxpolera point au reproche d'avoit oublié le titre de de nôtre ouvrage d'avoir cherché à nous parer des dépouilles d' autrui. Nous nous contenterons' parmi les Saints de la nation Bretonne qui ont vêcu dans FI (lu qui porte (on nom de parler de ceux qui ont été les maîtres d'un grand nombre de iints de la province de Bretagne ou dont le culte qui eft établi depuis que les Bretons y font établis eux-mêmes i &c nous commen- cerons par faint Patrice Apôtre d'Irlande difcipLe de faint Martin Se inftituteur de ~`nf~eü~, vi^ la S'. l'A,6Pr~dS C. 1. Mars, la vie Monîftiqus qui a f.tn£tlfîé tant da faints Religieux dans la Province avanc que la régie de faint Benoît y fut connue. Saint Patrice cit né Breton félon tous les auteurs qui ont écrit fa vie quoique 2a province où il a reçu le jour foit depuis tombée fous la domination des Ecoflbii". II fut élevé dans fon enfance dans tous les fentimens de pieté S: de vertu que des pa- rens très-religieux pouvoiïnt infpirer à uns ame bien née. Le livre qui porte le nom de fa confeiîion Se qui ne fenibie pas tout-" à-fait digne de lui fut dire à ce grand laine que jufqu'à Fàge de 1 6. ans il avoit telle- ment ignoré le vrai Dieu qu'il ne fçavoit pas même qu'il y en eût un Se qu'il avoit vécu jufqu'alors dans l'aveuglement de Fin- fidélité. Mais cela même fait croire que ce livre n'eft pas de faint Patrice. Car com- ment comprendre qu'étant né de parens Chrétiens, il ait ignoré (ïlong-tems Je vrai Dieu ou qu'il fi; foit lervi d'une exprel- fion auffi forte que celle-là pour lignifier ieulcmcnt qu'il n'avoit pas encore pour Dieu des fentimens dignes de fa majefté ? Il y a beaucoup d'apparente à ce que di- fent les historiens que Dieu qui l'avoit ,“ prédeftiné pour en faire l'apôtre des Scots c. dans l'Hibernie, l'avoir tellement prévenu de fa grâce dès fon enfance qu'il fit dcs- lors quelques miracles Se qu'il étoit dès- lors un modèle de fagefle Se de vertu. La providence permît que ia nation mê- me à qui il devoie procurer la liberté de l'Evangile le privât de la fienne afin de lui donner lieu de rendre le bien povu; le mal & de le faire travailler à procurer aux ennemis de fa nation Si de fes parens, le pius grand bien fpiritucl qu'ils pouvoient recevoir par le minifïere d'un homme qu'ils auraient réduit à la plus grande de toutes les miferes humaines qui eft la captivité. Ce fut dans une dcs irruptions ordinaires des Scots Hibcrnois dans l'iflede Bretagne, que Patrice fut pris avec une de les ficurs, 5; pluiieurs autres perfonnes de fon p.Vis & vendu à l'un des plus confkierables de ces batbares nommé Miluc ou Milcon > qui l'emploïa à garder lss pourceaux lui qui devoit cire le pafteurde ce peuple bar- bare &: brutal & il apprit parfaitement la langue de la nation qui lui devoit cire il utile un jour pour enfeigner à ce peuple les veritez de l'Evangile. Les peines 3c les fatigues qu'il fouffnt en cette indigne occu- pation l'endurciffoient & le formoient aux travaux apottoliques aufqucls Dieu le pré- paroit fans qu'il s'en apperçût. Fidèle à la grâce qui ledifpofoit ,cjuoiqu il n'en connût pas encore kideiîeins il fanftifioit ion cm- Cij