SAINTE URSULE. ai. PCTOE. at. nom fut raïé du catalogue des Papes s Se toute la troupe des vierges perdit dès es moment la faveur de la Cour Romaine. La milice Romaine étoit gouvernée par deux feelerats, Maxime fie Afïïicain,qui voïanc cette grande multitude de vierges qui atti- roient beaucoup de monde après elles hommes & femmes craignirent qae i.i re- ligion Chrétienne ne prît de trop grands accroiflemens par leur moïen. Après s'être donc fait informer de leur route ils en- voïérent prier Jules leur coufin, Prince de la nation des Huns, de conduire fon année contre fes filles quand ellcs feroient à Co- iogne ] Se de lés faire mourir. Le bienheu- reux Cyriaque forcit de Rome avec cette noble multitude de vierge fuivi de Vincent Prêtre Cardinal, Si d'un certain Jacque ori- ginaire de rifle de Bretagne qui étant allé à Antioche ,yavoit été Patriarche pendant fept ans. Il étôit venu voir le Pape fon com- patriote, & s'en retournoit à fon Patriarcat i mais. averti de l'arrivée des vierges il voit rebrouffé chemin, & fe rendit compa- gnon de leur voïage pour l'être de leur nunyre. Maurice Evêque d'une ville, que les a&cs fabuleux nomment Levitane, oncle de BabileA: de Julienne; Folkrius,oti Solicius Evéque de Lucquss » Se Sulpife Evêque de Ravenne s'attachérent aufïï aux vierges» Le père d'Ethcréc époux futur de fainte Ur- fule » étoit mort la prcmiere année de la conversion de ton fils & lui avoit laifle le .Royaume. Quand les vierges partirent de Rome > Etherée fut averti divinement de faire baptifer fa mere Se d'aller à Cologne à la rencontre de fon époufe pour y être martyrisé avec clic. Il fit donner le baptême à la Reine fa mère Si partit avec elle avec fa petite feeur Florentine, aufîî Chré- tienne St. l'Evêque Clément. Arcaldus 3 ou Marfulus Evoque de quelque ville en Grèce fit aufli le voïage dans la compa- gnie d'Urfule avec fa nièce Confiance fille de Dorothée Roy de Conftantinople laquelle avoit été fiancée avec un jeune homme fils d'un Roy inconnu mais de- meurée veuve avant les nôces; elle avoit voué fa virginité à Dieu. L'oncle & la nié- ce > avertis par une viGan > étoient venus à Rome pour fe joindre à la Compagnie Se «lier cueillir avec elle la palme du. mar- tyre. Les vierges accompagnées de ces Evéques ie rendirent devant Cologne qu'elles trouvércnt afïiegée par les Huns. Les Barbares les attaquèrent & tuérent toute cette multitude. Ils épargnèrent Ur- fule, Zc la trouvant fi belle ils la préfen- térent à leur Prince qui tâcha de la con- foler de la mort de toutes fes compagnes > B Ocres. en lui promettant de l'époufer. Ellerefuface trifte honneur, & le Barbare choqué de t fon refus lui tira une flèche dont il lui ôta la vie. Une feule des vierges appelles Cordule avoir pris la fuite de fr.fieur & s'étoit cachée dans un navire où elle pafla la nuit. Elle eut honte de fa lâcheté » Se le lendemain elle s'offrit volontairement. à la mort qu'on ne refufa pas de lui don- ner. Comme à caufe de fa faite on né faifoit pas fa fête avec celle des onze mille autres elle apparut depuis à une Rcclufe s Se lui commanda que fa fête fût célébrée le lendemain de celle des autres. La paf fion de ces faintes vieïges eft datée par la plus ancienne légende de Tan de J. C. Z38. Elle raconte de plus qu'un certain Abbé aïant obtenu de l'Abbcfle de Colo- gne le corps d'une des vierges qu'il avois promis de mettre fous l'autel de fan Eglile dans une caiffe d'argent ne le mit que dans une caifle de bois. Une nuit comme il chantoit Matines avec fa communauté 3 cet- te fainte vierge parut defeendre de l'Autel ? y faire' la révérence » 5c s'en aller à tra» vers le choeur des Religieux. On alla voir à fa chalfe que l'on trouva vuide au grand étonnement de l'Abbé Se de tous tes moines. Il retourna prier l'Abbefle de lui donner un autre corps de ces faintes vier- ges mais il ne pur rien obtenir quoiqu'il promit défaire une chafle très précieufe* Un bon Religieux, fort dévot à ces faintes filles étant tombé dangereulcment mala- de, vit une vierge d'une grande beauté qui fe préfentoie à lui Se qui lui demandoitfi die étoit connue de lui. Il avoüa for. igno- rance là defïiis i & la vierge qui lui appa- roiffoit lui dit qu'elle étoit une des onze mille envers lesquelles il avoit tant de dé- votion j elle ajouta que li à leur hon- neur, il vouloit dire onze mille fois le Pa- ter il les aurait à fon fecours à l'heure de la mort. Le pauvre malade fe hâta de te. citer cette longue tâche Se ne l'eue pas plûiôc finie, qu'ii appella fon Abbé pour avoir l'extrcme-onclion. Comme on en fi- nifToitla cérémonie il s'écria Retins, vous, faites place aux vierges faintes. L'Abbé vou- lut fçavoir ce que c'étoit. Le malade lui dit que c'étoit fainte Urfule & fes compagnes. La communauté leur céda la place avec refpect Se quand elle fut rentrée, elle trou- va que le malade avoit pafTé tranquillement au féjour des bienheureux. Voilà le premier canevas du martyre de. fainte Urfule. uir lequel on a beaucoup brodé depuis Geoffroy do Monmouth entr'autres, a faifi pour fon Conan Meria- dec Se fes troupes, fainte Urfuk &c fes cora-