3lj 1 a voulu fanctifier tous les Etats t pour nous faire voir qu'il n'y en a point où il n'ait des Elus. S a gr ace pui fiante pénètre par tout', elle détruit l'orgueil dans les Grands elle induit la délicate/e à fubir les aufleriîez, de la pénitence elle détache le liiche de l'amour des biens temporels elle étouffe les murmures du Pauvre elle rend le Servant humble & l'Ignorant éclairé s elle infpire le âéjir de l'obfcu- nié à ceux qui pouvaient le plus briller dans lejséclej elle tire des ténèbres ceux que le mépris d'eux-mêmes y avoir en fevelis elle in f- pire aux Puiffances du mépris pour l'éclat qui lés environne elle donne à la foibleffe des forces inconnues a lanatun & la bonté divine riche & libérale envers tous répand diverfement fes bien- faits afin de donner à tous ceux qui en entendent le récit 3 des motifs de confiance & de courage. Non-feulement les Jiécles ipafiezj on vu fleurir la pieté dans, la Bretagne elle fcmble y avoir re- pris de nouvelles forces dans le notre & dans celuy qui l'a précédé immédiatement. Les deux moyens qui fervent le plus à maintenir l'innocence des mœurs ou a remédier promptememt aux chutes ott nous entraînent la foibleffe & la corruption ont ejîé infpirezj de Dieu- a nôtre Province avant qu'ils fujpnt en pratique dans les autres; je veux dire les Adijfians & les Retraites j &xsjl dechezj nous que ces heurtufes fources ont porté dans -les pais voijîns les torrens de grâce & de bénédiction. Vous auriez, fans dKoute MES SE I G NE V RS trouvé mauvais qu'un bien qui 'vous ejl propre eut été confier é à d'autres qu'à vous. Ainji que ce grand homme que Dieu defiina autrefois pour ejlre l'exemple la confo- lation & le foutien de fes frères dans la captivité vous pouvez, dire Nous fommes les enfans des Saines,, & comme tels nous Tob.: attendons cette vie heureufe que Dieu a promife à ceux qui ne ceilenc point d'efberer en lui y en a parmi vous } dont l'o- rigine remonte jufquaux Saints des fécles les plus reculez^, & qui poffedent par le droit du fang les mêmes terres & les mêmes s fiefs dont ils ont joui. Mais fi vous avez, droit de vous dire les enfans des Saints ceft encore plus fur l'efpritj que fur la chair que cette parenté doit efire fondée. Il en efi comme de la pofter'uè d Abraham s cejl fa foi qui l'a rendu le père de tous les croyans i