SAINT ROGATIEN. vu. 24.. j;y1 .A Y D*nii de hinc Pref, b'terié- DU. 1. de Bapr.«. 17- Ç Omnls hara omne tempus,12abi(,v baçùfmo. Idi ibià. Si de fo* lemnttute in- terejli dt gr/t~ fia niiiil re* 2.4- M AT, flptat. Kit- lieu. L. 1. de Schifm, De- Etifebî confirme la mêmechofe, maisen des termes encore plus exptefïïfs aux chapi- tres t 3. i j 1 6. Se 1 7. de la viede Conftan- tin. =c Pendant dic-il que les trois autres Princes fouilloient les provinces de leur département du fang des Chrétiens, à qui « ils avoient déclaré une efpece de guerre « civile quoique ceux-ci ne fe défendifïenc « que par leur patience le feul Conftance maintint en paix tout le tems de fa vie, t les provinces de fon partage. Il permît •t même à tous d'adorer le vrai Dieu à la «< manière des Chrétiens 81 ne rempliffoit prefque de perfonne que d'eux les char- « ges de fa maifon. Ce fameux Hiftorien eft même allé jufques-là que de mettre pour titre à l'un des chapitres que l'on rient de citer Vu, grand amonr que Confiance portoit àjefus-chrifl Se l'auteur y afïure que Con- fiance avoit confacré toute fa famille au vrai Dieu, & que fon Palais avoit plutôt: l'air d'une Eglife Chrétienne que d'une Cour d'Empereur. Eufebe répète en divers en- droits, que tous les fujets Chrétiens de Con- fiance vécurent toujours dans la paix Se dans la tranquillité pendant tout le tems de fon regne. Comment s'imaginer après cela que ^Confiance, qui gouverna fouverainement les Gaules durant tout le refte de l'Empire Je Diocletien fans que celui-ci fe mêlât en aucune maniere de ce département dont même il croit fort éloigné ait excité une perfecution contre les Chrétiens aufli vio- lente que celle qui eft dépeinte dans les a£tes du martyre de nos deux Saints ? Ou Li Con- fiance a eu quelque part à une femblablc per- fecution comment Eufebe & La&ance ont- ils parlé comme ils ont fait de fa dou- ceur Se de fon amour pour J. C. & pour les Chrétiens pendant tout le cours de fon gouvernement ? Si l'on ajoute à cela que lorfque les ~3anatifles perfuadez que toute l'Eglifc était fouillée parce que par tout à ce qu'ils s'imaginoient prefque tous les Chrétiens étoi^nt coupables d'avoir livré les Ecritures Saintes aux Idolâtres ou d'avoir commu- niqué avec ceux qui les avoient livrées j ce qui leur faifoit rejecter la promotion de Ce- cilien au fiége Epifcopal de Canhage, com- me irreguliere &e illégitime fi l'on confi- dere qu'ils demandèrent en cette occafion à l'Empereur Conftantin qu'il leur donnât U pour JL1Ses des Evoques des Gaules qui ̃>- feuls s'étoient confervez purs Se exemts de ce crime parce que l'Empereur Confiance fon père n'y avoit jamais perfecuté > ni fou f- fret qu'on y perfecutât perfonne l'on aura dans ce fait une démonftration hiftorique s que faint Donatien Se faint Rogatien n'onr point été manyrifez depuis l'an 2.91. qu'on peut nommer la paix des Eglifes des Gau- les, Se par confequent qu'ils m l'ont pu être que dans le cems que Maximien victorieux des Bagaudes & des Allemans, fcjourna. dans ce pais SC y fit beaucoup de Mar- tyrs, c'eft-à-dire depuis l'an 288. jufqu'a la fin de l'an 190. qu'il quitta les Gaules pour retourner à Rome. Il fe prefente ici une autre queftion qui eft de fçavoir s'il y avoit un Evcque à Nan-> tes Se un fiége Epifcopal au tems du mar- tyre des Saints Frères. On n'a rien qui puiffe fervir à éclaircir cette matiere que les a6tes même de leur martyre •" 6e à l'égard de ce titre qui efl le feul qu'on ait tout dé- pend de la fignification qu'il faut donner au terme de Prétre dont s'eft fervi l'auteur. Le terme latin de Sacerdes qui eft dans l'ori- ginal, & qui à prefènt efl équivoque en cette langue l'étoit beaucoup moins ou ne l'étoit point du tout aux premiers fiécles de l'Eglife car il fignifioit prefque toujours un Eveque &e ne fignifioit que très-rare- ment un fimple Prêtre. Mais qui fçait fi l'auteur de ces a£tes a parlé dans toute l'exa- ftitude du langage des premiers fiécles ? Ec n'a-t-on pas fujet de croire le contraire fi l'on confidere que toutes les circonflances du recit portent i croire que ce mot Sacer- dos (ignifie un fimple Prétre en cette oc- c.iflon Se par confequent qu'il n'y avoic encore qu'un fimple Prêtre dans la ville ds Nantes envoie vrai-iemblablement par faint Gatien Evêque de Tours prêcher l'Evangile dans une des plus confîderables villes dépendanrtî de fon fiége ï Rogatïtn t difentcesaflres ne tut recevoir le baptême ni le faiut crime à can\e de l'abfence du Prêtre que la perfetution avoit fait fitir. Eft– donc croïable qu'un Evcque fût venu & demeu- rât feul à Nantes, fans aucun Prêtre fans Diacre fans Clergé de forte qu'en foa abfence il n'y eut aucun autre miniftre qui pût baptifer un catéchumène qui defiroit de tout fon coeur cette grâce & qui étoit fur le point de fouffrir le martyre Il eft Yrai que les Evêques font les principaux mini- lires de ce facrement Se qu'ordinairement perfonnc qu'eux ne baptifoit dans les cere- monies folennelles, lorfque les Eglifes furent formées. Mais Donatien ancien Chrétien pouvoit-il ignorer que les Prêtres fonts J après les Evcques Se dépendamment d'eux, les miniftres du baptême & après ceux ci les Diacres ? Et ne fçayoit-il pasauflî que lorfqu'il y a du psril on pouvoit baptifer en tout tems fans attendre les jours de fo~ lennitc dont h grâce ne dépand point ? SiApttfmii jus habet fum- musfactrdot } C9ni. Tcrml. ftn.U.ïbii.