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Titre : La poésie nouvelle : Arthur Rimbaud, Jules Laforgue, Gustave Kahn, Jean Moréas, Emile Verhaeren, Henri de Régnier, Francis Vielé-Grifflin, Maurice Maeterlinck, Stuart Merrill, Francis Jammes, Paul Fort, Max Elskamp, etc. / André Beaunier

Auteur : Beaunier, André (1869-1925)

Éditeur : Société du Mercure de France (Paris)

Date d'édition : 1902

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 400 p. ; 18 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k114092c

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Ye-5555

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31781968q

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 24/09/2008

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jours, de se livrer à un jeu puéril, de s'escrimer à vaincre d'inutiles autant que terribles difficultés et d'oublier ce qui devait être leur principale, leur seule préoccupation : l'harmonie expressive du vers.

Quand le Parnassien a trouvé sa rime, ? sa belle rime ! ? il s'agit alors de combler le vers, et Banville à beau dire que la rime produit d'elle-même et comme spontanément tous les autres mots du vers, cet enfantement est souvent laborieux. Il faut, à toute force, que la pensée s'exprime en un nombre déterminé de syllabes ; or, elle est parfois trop longue, cette pensée, ou bien trop courte ; c'est un heureux hasard quand elle a juste la taille nécessaire, ? autrement on est obligé de lui faire subir un pénible traitement.

Le Parnassien conçoit, en effet, le vers comme « l'assemblage d'un certain nombre régulier de syllabes ». Cette régularité doit être considérée comme le principe même de la métrique traditionnelle. Sans doute, le poète a choisi lui-même son mètre. Mais, d'abord, il ne l'a choisi qu'entre un assez ; petit nombre de types divers, en s'arrêtant au maximum de douze pieds et, sauf exception, en laissant de côté les mètres impairs (les vers de 9 et de II syllabes sont rares dans les oeuvres des Parnassiens). Ensuite, une fois qu'il a choisi son mètre, au début du poème, il n'est plus libre de le varier ; s'il emploie des vers inégaux, il les dispose en strophes fixes et le type de strophe, une fois adopté, se répète alors avec la même régularité que le vers dans un poème de mètre unique.

Pour légitimer l'élimination qu'a faite la métrique traditionnelle d'une très grande quantité de mètres, Sully-Prudhomme a prétendu constituer toute une théo¬