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Titre : La poésie nouvelle : Arthur Rimbaud, Jules Laforgue, Gustave Kahn, Jean Moréas, Emile Verhaeren, Henri de Régnier, Francis Vielé-Grifflin, Maurice Maeterlinck, Stuart Merrill, Francis Jammes, Paul Fort, Max Elskamp, etc. / André Beaunier

Auteur : Beaunier, André (1869-1925)

Éditeur : Société du Mercure de France (Paris)

Date d'édition : 1902

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 400 p. ; 18 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k114092c

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Ye-5555

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31781968q

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 24/09/2008

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FRANCIS VIELÉ-GRIFFIN

Il n'y a pas de chanson plus gaie et plus allègre ; il n'y a pas de rêverie plus pénétrante et attristée. L'oeuvre de ce poète, d'un charme divers, est telle qu'un souriant visage voilé de pensive mélancolie.

La poésie de Vielé-Griffin séduit d'abord par son élégance et sa grâce parée. Puis on l'aperçoit très complexe, ardente, morne, joyeuse, douloureuse et réfléchie, et, dans sa douceur même, très passionnée, dans son intime recueillement très émouvante.

Elle est digne encore d'admiration pour le noble souci d'art qu'elle révèle. On la sent uniquement attentive à l'idéal qu'elle entrevoit et dont elle dédaignerait de se laisser distraire. Elle n'est point curieuse de popularité et elle ne cherche d'autre assentiment que celui d'une conscience très scrupuleuse de poète. S'adressant un jour « aux jeunes gens pressés », l'auteur de la Chevauchée d'Yeldis écrivait : « Savez-vous qu'on a peur de nommer trop haut celui qu'on estime, de peur que la gloire ne l'enlève, et le gâte, et l'annule ?… N'est-il pas de garanties contre la gloire (1) ?… »

(1) L'Ermitage, avril 1900, « Notre Gloire ».