Rappel de votre demande:


Format de téléchargement: : Texte

Vues 192 à 192 sur 406

Nombre de pages: 1

Notice complète:

Titre : La poésie nouvelle : Arthur Rimbaud, Jules Laforgue, Gustave Kahn, Jean Moréas, Emile Verhaeren, Henri de Régnier, Francis Vielé-Grifflin, Maurice Maeterlinck, Stuart Merrill, Francis Jammes, Paul Fort, Max Elskamp, etc. / André Beaunier

Auteur : Beaunier, André (1869-1925)

Éditeur : Société du Mercure de France (Paris)

Date d'édition : 1902

Type : monographie imprimée

Langue : Français

Format : 400 p. ; 18 cm

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/bpt6k114092c

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Ye-5555

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31781968q

Provenance : Bibliothèque nationale de France

Date de mise en ligne : 24/09/2008

Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 100 %.
En savoir plus sur l'OCR


et refléter leur mutuel bonheur dans les miroirs de leurs yeux nus...

La douceur matinale se répand, en ondes tranquilles, sur toutes choses. Les lueurs livides de jadis, qui suscitaient les redoutables fantasmagories du cauchemar, se sont éclipsées ; le beau soleil est sur la plaine, les terreurs vaines sont en fuite, le ciel est pur. Il est difficile de dire le charme apaisant de cette éclaircie. On croit entendre encore, au loin, le grondement pathétique de l'orage ; la menace en est toute proche, et cette paix semble un répit momentané, plus précieux peut-être de s'épanouir ainsi dans le déchaînement des ouragans... Mais non ; l'atmosphère est sereine, fraîche et délicieuse. L'accalmie se prolonge. Une bonne sécurité vient à l'âme, inquiète naguère et qu'on eût dite alarmée définitivement. L'heure est suave et ineffable…

L'âme apaisée sent s'éveiller en elle une chanson douce, à l'approche de l'Attendue qui, par les blancs chemins des pensées tendres, viendra, compatissante et consolante, — la chanson des « Heures claires » (I), des heures sereines, des heures d'amour, la bonne chanson. Joie merveilleuse et parfaite extase, amour infini de la paix retrouvée !...

Voici la maison douce et son pignon léger, et le jardin et le verger.

Voici le banc sous les pommiers d'où s'effeuille le printemps blanc,

— à pétales frôlants et lents.

Voici des vols de lumineux ramiers

planant, ainsi que des présages, dans le ciel clair du paysage... —

(1) Les Heures claires. Deman (Bruxelles), 1896.