AP-ARBENN
Ap, particule patronymique. V. sous màb et ab.
Apoue), s. m., auvent. Empr. U. ancien apuiail « gardefou », lui-même
dér. de fr. apui « appui ».
Ar, forme régulière de l'article défini devant la plupart des consonnes:
cf. ann et al, eunn, eul et eur.
Ar-, préfixe très commun au sens de « vers, à côté, le long de, attenant à »,
corn. ar, cymr. ar « près », ir. ar « devant H, gaul. are-, dans Ar·e-
mor-iea > Armorica (le pays qui longe la mer) « Bretagne », etc. sk.
pari « autour », gr. 7ispl « autour », ««pi « auprès n, lat. per « à travers »,
got. /air- (préf. = al. ver-),fadr « devant » = al. vor, etc., etc. Cf. la
plupart des mots suivants, auxquels parfois le préf. n'ajoute aucun sens
bien défini.
Arabad, adj., illicite, mbr. arabat paratt être simplement a rabat « de
rabais » d'où « de mauvaise qualité, frivole, mauvais », etc. Cf. le suivant.
Empr. fr. rabattre. Conj.
Arabaduz, adj., niais, badin: dér. de arabad a insignifiant »*.
Arak, arag, s. m., fétu. duvet: peut-être parti du sens de « barbe de blé »
cf. gaul. arinca « espèce de céréale », gr. «ponto? « gesse (sorte de pois
chiche). Conj.
Araok, adv., prép., devant, avant: pour marâk, avec une diphtongaison
accidentelle. V. sous a- et rak.
Araouz, adj., maussade, querelleur: pour formation qui équi-
vaudrait un fr. *rageux, cf. mbr. arraig « rage », arraigiaffu. « enrager».
Empr. fr. Conj.
Arar, s. m., charrue, mbr. arazr, corn. aradar, cymr. aradr, ir. arathar,
cf. lat. aratrum. V. sous ara t.
Araskl, adj., non mûr, insuffisamment roui soit en deux mots a ras/d,
« qui racle, âpre », cf. fr. ancien rascler « racler » et cymr. rhasgl « râ-
teau ». Empr. fr. ou bas-lat. V. sous 1 a.
Arat, vb., labourer, cymr. ar-ddwr « laboureur », ir. air-inn « je la-
boure », etc. (cf. arar) rac. ARA commune à toute la famille sauf le sk.,
gr. àpicd, lat. arô, got. arja, lit. ariù, si. orja.
Arbenn, adv., à l'encontre. V. sous ar- et penn.
1. Se garder de confondre ce préfixe avec l'article, dont il se distingue en ce qu'il
produit toujours mutation douce ar-eàr (ce qui longe la mer) a côte», d'où Aroor »la
Bretagne côtière »; mais ar môr « la mer sans mutation.
2. Tenir compte toutefois du cymr. arab « plaisant n et dérivés, dont au surplus
rêtymoJwjie n'est pas connue.
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-14097 (3)