ANNÉÔ-ANV Aanéô, s. f., enclume, aussi année, et annèah (V.), mbr. anneffh, corn. en- nian, ir. indéin, d'une base celt. *ande~wen-i- qui signifierait « contre quoi on frappe ». V. le préf. sous •an- (4°). La rac. est WEN, zd vanaiti « il frappe », got. wun-d-s « blessé », al. wund, ag. wound « blessure », etc. Cf. Osthoff, Idg. Fovsch., IV, p. 275; mais aussi Stokes, p. 15. Anneûen, s. f., trame, mbr. anneuffenn, cf. cymr. antee. V. le préf. sous *an- (2°, 3°) et la rac. sous gwéa. Aimez, s. m., meuble, outil, mbr. anhes, abstrait de mbr. anke*aff> br. annexa « meubler », primitivement « se loger » préf. *an- (3°), et *hex-, forme très pure du radical i.-e. SED « s'asseoir, s'établir »\ V. sous atéza. Anô, adv., là (en composition) dér. de 2 ann Anoued (C, V.), s. f., froidure préf. *an- (3°) augmentatif, précédant un celt. d'ailleurs altéré *ouia et *0uktâ, qu'on retrouve dans l'ir. dacht, ôcht, « froidure n, et peut-être dans le zd aota « froid ». ADsa6, ansav. s. m., aveu, reconnaissance métathèse pour *aa-a«o (-hano), soit une formation qui équivaut à peu près comme sens au lat. ad-nômin- are. Cf. *ad-, anaoué et kanô. Conj. Ait, s. m., tranchée, ride, cymr. nant « vallée »3 mot celtique, qui existait en gaulois, ainsi qu'en témoigne le fr. provincial nant « ruisseau » dans le Jura', mais sans équivalent connu ailleurs, à moins qu'on ne le rattache au sk. na-tà-, « courbé, incliné » < i.-e. nrn-tà-, rac. NEM. Antella, vb., tendre (un piège, un arc), cymr. annel « piège », annelu « tendre un piège », ir. indell, etc. semblerait répondre à une forme ac- tuelle *an-tenna, mais modifiée dès l'époque celtique par dissimilation des deux n. V. sous *an-, stén et tenna. Anter, déaspiré pour hanter. V. ce mot. AntrAnôz, s. f., lendemain. V. sous trônas. Anv, s. m., orvet, mbr. anaff, corn. ana/« lézard ». Le roman anvin (Bas- Maine âvê Dn) indique un empr. qui se rattache au lat. anguis. Maintenue parce que le mot « ici n est habituellement accentué dans la phrase, tandis que l'article est atone. 1. Le mot br. équivaut donc tout à fait à l'ai, an-sitten. • 2. L'élément dérivatit est analogue & celui du lat. in-de. Cf. enô. 3. Le sens primitif et Vn initial conservés dans kornaAdoun. V. ce mot, et pour la chute de Vn cf. 1 aer, etc. Le Dict. de Le Gon. donne même un mot naM« courant, torrent ». 4. D'où le nom de la ville de Nantua.