Home Plain text
Text mode Audio mode
page 12 (screen 40 of 378)
Next page Previous page  
  Last page First page


ANKOUANN

crochet »,lat. unc-u-s, ir. êe~ath id., al. ang-el « hameçon », etc., etc.
Oonj.' 1

Ankou, s, m. mort, corn, ancow, cymr. angen, ir. èe, d'un celt. *enk-
owo- dont la rac. est NEK « périr » sk. nàç-ati « il meurt », gr.vfct-o-« et
vtx-pô-î, « trépassé, cadavre M, lat. nez (nee-is) « mort violente », nec-are
« tuer », etc.

Ankounao'h, s. m., oubli, cf. mbr. ancoffnez répond à un mot celt. qui serait
*an-komen-akto-, c'est-à-dire le mot celt. qui signifie a intelligence, mé-
moire », amplifié d'un suffixe de dérivation secondaire et précédé d'un
1 préfixe négatif. V. sous *am-, *an- (1°) et koun.

Anden, s. f., raie, sillon dér. de ant. V. ce mot.

Andévrek (V.), s. f., tas de fumier: dér. de *andevr-
deor- qui n'est autre que l'empr. fr. main-d œuvre, spécialisé au sens
de « engrais » par une sorte d'euphémisme.

AAdra, tant que, tandis que variante de eùdra.

Aner, s, m., corvée altéré pour *afkger. Empr. bas-latin angarium, « tour-
ment, labeur pénible et vain», d'où aussi al. (vieilli) enger « corvée ».
Anéval, s. m., animal. Empr. fr. ancien ».

Anéz, prép., sans: dér. d'un préf. séparatif tel que gr. aveu et al. ohne
< vhat. une « sans » (cf. am-brouk), ou plus simplement de la particule
séparative *an-. V. sous *an- (2°).

Anez-, de particule pronominale, dér. de *an- (2°).

i Ann, forme normale de l'article défini avec chute de l'aspiration, pour
*hann, corn. an, ir. ain > in, d'un démonstratif celt. *sendo-, qui lui-
même est dér. du démonstratif i.-e. *sé- commun à toute la famille sk.
sa ce », got. sa, « ce, le », gr. & (article), etc., etc.

2 Ann, adv., ici, ir. and, dérive d'un démonstratif primitif différent du
précédent et commençant par une voyelle d.

·
1. Vue à travers la bouche ouverte, la luette fait l'effet d'un petit crochet suspendu
devant l'arrière-gorge.

2. La désignation de ce mot comme s. m. pl. (Le Gon., Tr.) paraît une illusion
fondée sur sa finale -ou et sur une fausse étymologie qui le rattache à angoisses. Tout
le monde sait que l'Ankou des contes bretons, avec son chariot et sa faux, est un per-
sonnage masculin et parfaitement unique. •" v- ̃ °
3. Mutation donce de m en o, puis chute de c. V. sous âb."

4. Cf. (même origine) l'anglais manure « engrais ». Ern. !l
5. L'ancienneté de l'emprunt résulte de la mutation régulière de m en o entre
voyelles, qui remonte extrêmemeat haut.

6. La forme parallèle hann vient de l'analogie du précédent, et l'aspiration s'y est
Text mode Audio mode
page 12 (screen 40 of 378)
Next page Previous page  
  Last page First page
Home Plain text