AMPART-ANAOUDEK
par l'étymologie populaire comme signifiant ampart-faV. V. ces mots.
Ampart, adj., robuste, agile: corrompu du mbr. apert = corn. apert.
Empr. fr. ancien apert, « ouvert, franc, dispos, adroit »'. »
Antprévan, s. m., insecte, vermine: formation collective sur le mot prêt
au moyen du préf. *am-, V. ces mots i
Amzao (C.), adj., facile: exactement « ce qui n'est pas en montée, pas
ardu ». V. sous am- et saô.
AmzeAt, adj., indocile préf. am- et seiiti. >
Amzer, s. f., temps, mbr. ampser, corn. amer*, cymr. amser, ir. aimser.
gael. aimait; suppose un celt. *amb-menaerâ (soit « mesure tout autour,
en cercle », etc. cf. 1 *am-), dont le second terme très voisin du lat.
mënsûra, se rattache à l'universelle racine Mt MET « mesurer » sk.
mâtrà « mesure m, gr. [îsipov id., lat. mëtior « je mesure )) cf. ag. to mete
et al. wiessen5.
Amzéré, adj., inconvenant. V. sous 2 am~ et la note.
*An-, préfixe perdu, mais encore reconnaissable en tête de plusieurs mots
bretons, où d'ailleurs, à raison de ses origines multiples, il assu me les
fonctions les plus diverses 1° négatif (cymr. an-), représentant la né-
gation primitive n- (cf. 2 am-) 2° séparatif, co mme procédant d'un
celt. *aona < ^apona", celui-ci dérivé de l'i.-e. àpo (cf. a-) 3° inten-
sif comme le gr. àvà et le got. ana « par-dessus » (ag. on, al. an);
– 4o enfin, oppositif, d'un celf. *andt-> *ande-'1, «contre, vis-à-vis »,
sk. ànti, gr. àvti, lat. ante, al. ant- et ent- dans ani-wort « réponse », ent-
,• slehen « se produire », etc., etc. Cf. quelques-uns des mots suivants'.
Anaoudek, s. m., adj., connaisseur, reconnaissant: dér. de anaont, qui
signifie étymologiquement « l'état de bien connaître* ».
1 l 'l.,t.
1. C'est-à-dire comme une traduction littérale, à la construction bretonne près, du
fr. mal-adroit.
2. Ce mot était fort répandu; car le gael. aparr « expert» en procède aussi, sans
doute par l'intermédiaire du moyen-anglais.
-3. Soit quelque chose comme l'ai, actuel Ge-wdrm.
"• 4. Sans doute faute d'orthographe des mss. pour amser.
5. La concordance germanique n'est pas rigoureuse, mais ramène à la variante
radicale MED (gr. |uS-o-|u» « je mesuro> je prends soin de », lat. mod-u-s).
6. Survivant en allemand i.-e. *pond d'où fona, aujourd'hui con.
7. Visible, par exemple, dans un n. pr. gaul. tel que Ande-gaci « Anjou », et
nombre d'autres. -1
8. De ces quatre formes, la première seule est nettement reconnaissable, en ce
qu'elle ne peut produire de mutation douce. Les trois autres se confondent pour la
forme et souvent pour le sens.
9. Ce mot est donné comme un type de dérivation compliquée et très commune
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 8-Z-14097 (3)