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AMERC'H.AMPAFAL

signifie « fait de reconduire à part, isolément, tout particulièrement »,
par suite « avec grand honneur », en tant qu'il contient, à la suite d'un
préfixe, le radical verbal du n. pr. gaul. Abrincatui, dont le sens « appor-
ter, amener résulte à l'évidence du germanique Hringan, got. briggan,
ag. to bring, al. bringen, etc.

Amerc'h (V.), s. m., dissimilé pour armerc'h. V. ce mot.
Amézek, s. m., voisin, mbr. amneseuc. Ce dernier mot se ramène sans dif-
ficulté à un celt. *ambi-neds-ako-, dont on trouvera les éléments compo-
sants sous *am- et nés, avec l'adjonction d'un suffixe d'adjectif fort
commun en celtique.

Amgroaz, s. f., fruit de l'églantier (rosier sauvage), mbr. amgvos et agroa-
sen. Cette dernière forme parait la plus pure, en tant qu'on peut la rame-
ner à un lat. agrestis « sauvage », ou mieux à un bas-lat. *acrënsis dér.
de acer « acre »'. Cf. égras.

Amhéol, s. m., crépuscule exactement « absence de soleil », préf. am- et
héol. V. ces mots.

Amc'boulou, s. m., ténèbres: originairement « contre-jour ». V. sous am-
et goulou.

Amiégez, s. f., sage-femme dér. essentiellement br. d'un radical AM, qui
semble un terme de caresse enfantine commun à un grand nombre de
langues indo-européennes', ir. ammait, « nourrice, vieille femme », lat.
amita « tante paternelle », al. amme « nourrice », heb-amme « sage-
femme », etc.

Amouka, vb., tarder à décomposer en *am-ouk-aff, soit le même radical
verbal que dans dougen, précédé du préf. *am- avec sens négatif ou atté-
nuatif'. V. ces mots.

Ampatal, amparfal, amparval, s. m., lourdaud. Le mbr. a des formes am-
parfarei et ampafalek « tâtonnant », qui relèvent de la juxtaposition du
préf. péjoratif *am- avec palf. V. ces mots, et cf. mbr. pafala « tâton-
ner ». Mais la forme actuelle la plus usitée a sans doute été comprise
1. Ce radical, qui ne se trouve qu'en celt. et en germ., est sans doute à son tour
une amplification spéciale de la rae. BHER porter ». V. sous kèmérout.
2. La première syllabe aurait pris la forme du préfixe négatif en vertu d'une vague
notion d'étymologie populaire, am-groai étant en quelque façon interprété par *am-
rôz « [fruit] qni n'est pas [celui d'un vrai] rosier ». Le vocalisme inaltéré se retrouve
dans le Bas-Maine èkrSv. épine de l'églantier », et igrasiyào « églantier » Dn.
3. Et auquel se rattachent vraisemblablement, tant le lat. amure que les formes rédu-
plicatives *mama, qui presque partout désignent a la mère » dans la bouche des enfants.
4. Comme qui dirait w tourner autour [du pot] ».
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