ALC'HOUEZ-AM- uiaeag. Ces formes difficiles ne ae superposent à aucune primitive connue, ni même entre elles' plusieurs laissent entrevoir une onomatopée du chant et de l'essor de l'alouette, modifiée peut-être en breton, soit par l'influence du gaulois-latin dauda (d'où fr. aloue et alouette), soit encore par celle d'un mot conjectural *alc'houered, venu par métathèse de *aoue'helred, qui serait le lat. avis galeritus « alouette huppée ». Cf. ka- bellek et kogennek. Alc'houez, s. f., clef, com. alwedh et alwhedh, cymr. allwedd. Mot diffi- cile on peut le supposer abstrait d'un vb. latin corrompu *alcavidâre (mbr. alhuezaffy br. alc'houéga) « fermer à clef », lequel serait issu par méta- thèse d'un bas-lat. *aclavidare, dér. de lat. clàois « clef ». Conj. d'Arb. Ali, s. m., avis: abstrait du vb. mbr. aliqff, « conseiller », qui est au fond le même que aliaff, « allier, lier, engager à un parti ou à une résolution ». Empr. fr. allier. Aliez, adv., souvent, V. sous a- et lies. AH, autre, cymr. ail, gaul. allô- dans le n. pr. All&broges, gr. «X-Xo-; < « autre », rac. AL. Cf. eil et brd. Aloubi, vb., empiéter, usurper. Empr. fr. ancien rober « voler » (cf. dé- rober et ag. to rob), avec r accidentellement changé en l, et préf. a-. Atouein (V.), s. m., variante de elvézen. Alter, s. f., délire abstrait du vb. mbr. alterqff, « altérer, gâter, cor- “ rompre » [l'intelligence]. Empr. fr. alidrer. Aluzen, s. f., aumône. Empr. bas-lat. elemosina, qui lui-même n'est autre que gr. èXei)no« « compassion ».
Alzouru, s. m., dissimilé pour arxourn. V. ce mot.
i *Am-, préfixe perdu, mais encore reconnaissable en tête de plusieurs
mots S avec le sens vague de « autour, auprès, vers », ou avec une nuance
collective ou augmentative: sk. abhi, « vers, autour n, gr. «f«pî, lat.
amb- (dans amb-îre « faire le tour de »), al. umb > um, etc. Cf. amésele,
ampràoan, etc.
1. Chaque langue a fait subir au nom de l'oiseau diverses altérations analogiques et
d'étymologio populaire, très finement analysées par Loth, Mots Latins, s. v.
` S. Il n'est en effet féminin qu'en breton, sans doute sous l'influence du genre du
fr. cftj/:
3. Où en principe il produit mutation douce (cf. l'article dam-}, ce qui implique
qu'il se terminait par une voyelle. En fait, les mots gaulois tels que A mbiani a Amiens »
indiquent une forme celt. *ambi, qui concorde avec celle des autres langues. Le cymr.
am et te gael. im aiguillent également « autour et ont pris en outre un sens super-
latif qui contraste beaucoup avec celui de 2 am-.