etc. (cf. le ppe gr. çep-xô-c et voir
d'autres dérivés sous aber, kémérout, etc.). De ce mot aperth, une dériva-
tion vbr. *aperthaea~> abardaet aurait désigné, dans une religion anté-
rieure au christianisme, le moment où se faisaient les « offrandes », les
libations, le repas du soir, d'où « la véprée ». Impossible. Étym. inc.
(Loth).
Abara, adv., prép., avant: littéralement « à part », mais sans rapport avec
lat. para, cf. corn, a-barth a-bard, cymr. o barth. Le premier terme
étant le préf. a-, le second est ùn celt. *qerto- < *sqer-to- (ppe passé,
cf. *'ber-to-sous abardaex, etc ), soit « coupé, divisé », d'où « côté, partie »
ir. -aoert « coté », cymr. parth « partie ». V. une variante de la rac. sous
akara, et cf. peut-être gr. «rap-Awa « je déchire ».
Abek, s. m., cause: mot formé des trois premières lettres de l'alphabet,
comme nous dirions « chercher l'a b c d'une chose, l'épeler », pour « la
décomposer en ses premiers éléments »' Conj
Abékd, abégi, vb., contrefaire. Empr. fr. ancien abéquer': « s'abéquer à
qqun, c'est se mettre bec à bec avec lui, pour mimer par dérision toutes
les contorsions de son bec. «.
Abenn.adv., tout droit, à bout, au bout: exactement « à la tête, à l'extré-
mité de ». V. sous a- et penn. ̃. r
i 1 t
1. Cela résulte à l'évidence de ce que, abarz signifiant n avant », une juxtaposi-
tion telle que *abart"d«i» ne pourrait designer que « la matinée » ou même « l'aube ».
2. A l'époque où les Bretons ont emprunté l'alphabet romain, et longtemps encore
après, ils en ont prononce le nom abéké, comme faisaient les Romains eux-mêmes.
Cf. de nos jours encore, gael. aibidil a alpbabet » = ir. aibghitir = vir. abbgitir =
lat. abecedOrium, et cymr. abcedilros « alphabet » (le c cymr. se prononce k en toute
position). f
3. La différence inconciliable de sens empêche de rattacher ce mot au précédent,
ou réciproquement. D'autre part, s'il était un composé breton de a- et btk (V. ces
mots) o pourrait avoir en breton que la forme *aeégL