PRÉFACE. tion de certains idiotismes, par la façon de transcrire certains membres de phrase ne paraît pas s'être rendu complètement maître des difficultés de l'idiome breton. Moins riche que le dic- tionnaire français-breton de Cillart, le dictionnaire de Pierre de Châlons contient cependant bon nombre de mots et de formes intéressantes qu'on chercherait vainement dans les autres dic- tionnaires. Si l'on ajoute que les exemplaires de cet ouvrage sont devenus extrêmement rares, on comprendra pourquoi nous ayons songé à le rééditer. L'orthographe de l'auteur a été scrupuleusement respectée. C'est l'orthographe française de l'époque avec quelques traits par- ticuliers h pour exprimer la spirante gutturale sourde au- jourd'hui transcrite, surtout en dehors du vannetais, par c'h (h représente d'ailleurs assez bien, en bon nombre de cas, notamment entre deux voyelles, la prononciation vannetaise de cette spirante); -hue à la 6n des mots pour exprimer il consonne, le son initial que l'on a dans les mots français hu-issier, hu-ile; eu final pour exprimer 6 (français eu ouvert ou fermé ou mêmeè) suivi de ü consonne. Pierre de Châlons emploie aussi ë pour exprimer un son analogue à e féminin français; souvent aussi, notamment à la fin des mots, e est employé sans qu'il réponde à aucun son réel c'est une habitude française. Mes additions sont entre crochets; elles consistent surtout dans des renvois. A la fin de beaucoup d'articles on remarquera un mot breton en caractères gras: c'est l'équivalent du mot vannetais en dialecte de Léon, s'il n'y a pas d'indication contraire. Pour les mots que je cite, j'emploie l'orthographe courante dans les dialectes de Cornouailles, Léon et Tréguier, c'est-à-dire, à peu de chose près, l'orthographe dite de Le Gonidec. Pour les voyelles nasales, j'emploie le sur la voyelle (mô = français mon) n sui- vant une voyelle avec ce signe est sonore càn chant = fran- çais can + nm. (1) Dans le groupe voyelle + nt, la voyelle est le plus souvent nasale; elle l'est toujours dans o + nt elle l'est en bon nombre d'endroits, dans a + nt.