DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES et de Vincent, né en 1724, qui fut page du duc de Bourbon en 1739, puis page du Roi en 1741. Jacques-Joseph du Bouétiez de Kérorguen, né en 1756, fils aîné de René-François,fut reçu en 1779 conseiller au Parlement de Bretagne, fut un des douze conseillers qui com- parurent le 9 février 1790 à la barre de l'Assemblée constituante, émigra en 1791, échappa au désastre de Quiberon, mais fut tué le 22 nivôse an IV dans un combat près d'Auray; il ne laissa que deux filles, Mmes du Bouétiez de Kerlan et de Mauduit. Son frère, Jean, capitaine au régiment de Navarre, épousa à son retour d'émigration Emelie Kerlero de Roslero et en eut plusieurs fils. Le plus jeune de ceux-ci, Ambroise, né en 1815, conseiller général du Morbihan de 1851 à 1879, a été père d'Alphonse du Bouétiez de Kérorguen, né en 1840, qui a été bâtonnier de l'ordre des avocats de Lorient. Le chef de la famille du Bouétiez de Kérorguen est connu sous le titre de comte depuis les dernières années du xix° siècle. Principales alliances de Baud, de Kergoet, de Kerguisiau, du Bahuno, de Couessin, de Lantivy, de Mauduit 1808, Huchet de Cintré, du Buat 1763, de Frédot du Plantys, Huillard d'Agneaux 1906, de Girard de Cliateauvieux 1803, du Boisguéhenneuc 1904, du Vergier de Kerliorlay 1808, du Buat 1763, etc. BOUÉXICde PINIEUX, de la DRIENNAIS et de GUICHEN (du). Armes d'argent à trois arbres de buis (aliàs trois sapins) déracinés de sino- ple, 2 et\. Couronne de Comte. Supports Deux levrettes. La famille Du BouÉxic tient depuis plus de trois siècles un rang brillant dans la noblesse de Bretagne. On trouvera sur elle d'inté- ressants renseignements dans les divers recueils de manuscrits du Cabinet des Titres. On trouvera particulièrement dans les manuscrits de Chérin une lettre adressée par ce généalogiste au marquis de Cas- tries à la date du 25 janvier 1783, lettre dans laquelle il s'exprime en ces termes « La famille du Bouéxic est partagée en plusieurs bran- « ches dont deux ont été anoblies, l'une en 1593, l'autre en 1635, et « maintenues dans leur noblesse par la Chambre de réformation de « Bretagne en 1669. La première a possédé les terres de la Chapelle « et de Piiiieux et a donné deux conseillers au Parlement de Rennes « et un page de la Grande Écurie en 1700. La seconde a possédé cel- « les de la Driennais, de Chateaublanc et de laFerronnais. » Un tableau généalogique dressé en 1729 et conservé dans le Nou- veau d'Hozier fait remonter la filiation à Mathurin Bouéxic et à sa femme Charlotte le Voyer qualifiés nobles gens dans un titre du 29 septembre 1543; mais une note de d'Hozier apprend que ce titre est apocryphe. D'après ce même tableau Mathurin Bouéxic aurait été