DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES
Elle paraît s'être éteinte dans les mâles dans la seconde moitié du
xix' siècle en la personne de M. de Boudon de Saint-Amans, colonel
de gendarmerie en retraite, chevalier de Saint-Louis et officier de la
Légion d'honneur.
Elle n'était pas titrée.
Principale alliance de Raymond vers 1750.
BOUDOUX (aliàs Baudoult) d'HAUTEFEUILLE. Voyez Baldoult D'HAU-
TEFEUILLE.
BOUE et BOUE duVERDIER, du BOISLONG, deLAGRANGE, de LAPEY-
RÈRE. Armes (d'après l'Armorial général de 1696) de gueules à un
bœuf d'or passant sur une terrasse de sinople, surmonté de trois
étoiles d'agent rangées en chef. Armes de la branche des Boué
du Verdier (d'après la Science du blason de M. de Magny) parti au
1 d'azxea· à un pena·ôxz d'aa·geazt, au chef d'or changé de tx·ois étoiles
d'azur au 2 de gueules à un chevron d'argent accompagné en chef
de trois étoiles mal ordonnées et en pointe d'un cerf élancé, le tout
d'or. Couronne de Comte.
La famille Boué est anciennement et honorablement connue dans
la haute bourgeoisie de la Guyenne.
La souche s'est partagée en un certain nombre de branches dont
quelques-unes se sont distinguées en joignant des surnoms terriens
à leur nom patronymique.
Les représentants d'une de ces branches, M. Jean-Ariste Boué, né
à Bordeaux en 1805, directeur de l'institution des Jeunes Aveugles de
cette ville, marié à sa cousine Marie-Léocadie Boué de Lagrange, et
leur fils, Pierre-Euryale Boue, né à Paris en 1833, marié en février 1862
à M"" Dosseur, demandèrent le 15 septembre 1861 et obtinrent par
décret impérial du S janvier 1863 l'autorisation de joindre régulière-
ment à leur nom celui de du VERDIER sous lequel ils étaient connus et
qu'avait déjà porté leur père et aïeul.
Une branche de la famille Boué résidait au xvii" siècle à la Rochelle.
Son représentant, Pierre Boué, de Bordeaux, marchand à la Rochelle,
alla se fixer à Hambourg lors de la révocation de l'édit de Nantes et
y fonda une maison de commerce qui prospéra pendant toute la durée
du xviif siècle. Marie Boué, née à Hambourg en 1737, mariée en 1770
à Jean de Lafite, pasteur, fut après la mort de son mari gouvernante,
puis lectrice des princesses d'Angleterre sa sœur épousa en 1768
Samuel Meschinet de Richemont.
A la même souche paraissent se rattacher la famille Boue DE
Lapeyiière, également non noble, qui est fixée en Agenais et dont un
Source: gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LM1-164 (6)