DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES notice spéciale. Ces deux familles peuvent avoir eu une origine commune dans un passé très reculé et avoir eu pour berceau la terre seigneuriale de Boudon, située aux portes de la petite ville de Mont- flanquin. On ignore si l'on doit rattacher à une de ces familles un Mathieu de Boudon qui se croisa à la suite de Saint Louis et qui périt en 1270 sous les murs de Tunis. O'Gilvy a donné dans le tome II de son Nobiliaire de Guienne et de Gascogne une généalogie de celle de ces familles qui donne lieu à cet article et qui est connue de nos jours sous le nom de Boudon DE Lacombe. On trouvera aussi sur cette famille beaucoup de renseigne- ments dans le Nouveau d'Hozier. Le travail d'O'Gilvy, d'accord avec les jugements de maintenue de noblesse du xvii" siècle, fait remonter la filiation suivie à noble personne Jean de Boudon, écuyer, Sgr de la Coste, qui fut convoqué en 1536 au ban delà noblesse de l'Agenais. Jean de Boudon laissa d'une alliance demeurée inconnue plusieurs fils dont deux, Michel et André, furent les auteurs de deux grandes branches. Michel de Boudon, écuyer, capitaine, Sgr de Lhoste, auteur de la branche aînée, épousa par contrat du 24 septembre 1546 Gabrielle d'Estuer, héritière de la seigneurie de Pompéjac, en la paroisse de Saint-Christophe, Son arrière-petit-fils, Armand de Boudon, Sgr de Pompéjac, fut maintenu dans sa noblesse le 5 mai 1667 par juge- ment de Pellot, intendant de Bordeaux. Il fut père de Jean-Arnaud de Boudon, Sgr de Pompéjac, qui fut maintenu dans sa noblesse le 16 avril 1698 par jugement de M. de Bezons, successeur de Pellot, et qui mourut sans postérité, et de François de Boudon, Sgr de Pom- péjac, qui épousa Judith d'Orliac et qui continua la descendance. Cette branche a eu pour dernier représentant Jean de Boudon de Pompéjac, né en 1764, commandeur de la Légion d'honneur, qui fut nommé maréchal de camp par le roi Louis XVIII. André de Boudon, auteur de la seconde branche, fut seigneur de Lacombe, dans la paroisse de la Guarrigue, en la juridiction d'Ai- guillon, etépousa Bertrande Metteau parcontrat du 18 novembre 1555. Cette branche était représentée sousLouis XIV par deux frères, arrière- petits-fils du précédent, tous deux appelés Barthélémy. Ces deux frères furent les auteurs de deux rameaux. L'aîné d'entre eux épousa en 1663 Madeleine de Tarraut, fut de 1667 à 1688 premier consul de la ville d'Aiguillon et fut maintenu dans sa noblesse le 23 avril 1698 par jugement de M. de Bezons; il eut lui-même deux petits-fils 1° Marc-Antoine de Boudon, Sgr de Lacombe, habitant de la ville d'Aiguillon, marié en 1761 à Marie-Thérèse de Brienne, qui fut main- tenu dans sa noblesse le 15 mars 1771 par arrêt de la Cour des aides