DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES une fleur de lys de méme mise en fasce; au chef aussi d'or chargé d'un coq de sable crété, onglé et barbé de gueules. Couronne de Comte. Tenants deux sauvages appuyés sur leurs massues. La famille Bodchereau est honorablement connue en Bordelais on trouvera sur elle beaucoup de renseignements dans la Statistique générale de la Gironde de Féret. Elle est originaire de l'Albret et a donné plusieurs sénéchaux à la ville de Castelmoron d'Albret. Fran- çois de Bouchereau, marié à Étiennette d'Escures, vint en 1 713 se fixer à Caudrot, fut échevin de cette ville de 1714 à 1732 et y mourut en 1738. Il laissait, entre autres enfants, deux fils, Pierre et François, qui furent les auteurs de deux branches. L'aîné de ces deux frères, Pierre Bouchereau, alla se fixer à Saint- Domingue. Son fils, Élie Bouchereau, d'abord procureur du Roi en la sénéchaussée de Jacmel, dans l'île de Saint-Domingue, marié dans cette ville en 1773 à Elisabeth Baudouin des Marattes, vint dans la suite s'établir à Bordeaux et acquit le 26 septembre 1787 l'office ano- blissant de président trésorier de France au bureau des finances de cette ville. 11 laissa deux fils qui demeurèrent célibataires et dont le plus jeune, Henri, décédé en 1871, fut pendant de longues années conseiller municipal de Bordeaux et membre du Conseil général de la Gironde. L'auteur de la seconde branche, François Bouchereau, notaire royal, marié à Françoise de Bignon, fut de 1725 à 17S0 jurat de la ville de Caudrot. Il fut père de Guillaume Bouchereau, né en 1731, notaire royal, jurat de Caudrot, grand-père de Jean Bouchereau, né en 1768, marié en 1803 à M"e Roborelde Climens, qui fut pendant de longues années juge de paix du canton de Saint-Macaire, et bisaïeul de M. Louis Bouchereau, notaire. Cette branche, demeurée non noble, subsiste en Bordelais. Guillaume-Ignace Bouchereau de Saint-Georges, issu d'une autre branche de la même famille, marié à Catherine Martin de Montsec, fut pourvu en 1786 de la charge anoblissante de président trésorier de France au bureau des finances de Bordeaux il fut convoqué en 1789 aux assemblées de la noblesse de la sénéchaussée de Castel- moron, mais ne s'y rendit pas. Sa descendance subsistait en Borde- lais il y a peu d'années. Principales alliances d'Escures, de Bignon 1729, Roborel de Cli- mens 1803, Roboam de Saint-Robert 1786, de Lamourous 1786, de Pindray 1765, de Grégoire des Gardies 1825, de Filhol, Martin de Montsec, etc. BOUCHERIE (de la). Voyez aux additions.