DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES la taille et ne portait pas la qualification d'écuyer, que plusieurs de leurs titres étaient faux et qu'ils ne pouvaient représenter les lettres de relief de dérogeance obtenues par leur aïeul. MM. le Boucher de Crennes appelèrent de cette condamnation devant le Conseil d'État qui les maintint dans leur noblesse par arrêt du 28 juillet 1667. Une famille Boucher, du Perche, fut anoblie par lettres patentes de 1661. BOUCHER-DESNOYERS. Armes d'azur à un chevron abaissé d'or, chargé de trois étoiles du champ et surmonté de trois étoiles d'or rangées en fasce, celle du milieu plus élevée. Auguste-Gaspard-Louis Boucher-Desnoïers, né à Paris en 1779, fils d'un commissaire de la maison militaire de Mgr le comte deProvence, premier graveur du Roi, membre de l'Institut, conservateur des musées royaux, officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint- Michel, décédé en 1857, fut anobli le 28 octobre '1826 par lettres patentes du roi Charles X et reçut le titre de baron, sur institution de majorat en rentes, par nouvelles lettres du même prince du 21 août 1828. Il laissa une fille unique qui épousa en 1815 le marquis de Maleville et qui mourut en 1892. On trouve qu'une Mme veuve Bou- cher des Noyers, née Richard de Tussac, est décédée à Paris en avril 1895. BOUCHER dela VILLE-JOSSY. La famille Bouche» DE LA Vii.le-Jossy est honorablement connue à Nantes. Plusieurs de ses membres ont porté au xvm° siècle les noms de Boucher de Caumont et de Boucher de la Lauminière. Elle a fourni des médecins de mérite, des négociants, des avocats. Il a existé dans la même région une autre famille Boucher qui a possédé, entre autre biens, les seigneuries de l'Épinay, de la jierthe- lotière, de la Bazillière, etc., et qui portait pour armes d'argent à trois palmes de sinople, 2eH, les deux du chef adossées. Un repré- sentant de cette famille, Étienne Boucher, sieur de la Berthelotière, fut échevin de Nantes en 1590 et 1592; un autre, Antoine Boucher, fut premier consul de la même ville, en 1675. André Boucher, sieur de la Bazillière, conseiller maître en la Chambre des comptesdeNantes en 1740, directeur général des monnaies en 174i, fut confirmé dans sa noblesse et anobli en tant que de besoin par lettres patentes d'oc- tobre 1743 dont on trouvera le texte dans le Nouveau d'Hozier. BOUCHEREAU (de), BOUCHEREAU et BOUCHEREAU de SAINT-GEOR- GES. Armes de gueules à un lion passant d'or tenant dans sa bouche