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DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES

BOUCHER. Celle qui donne lieu à cette notice est originaire de la ville
de Sens elle occupait dès le xv° siècle un rang honorable dans
la bourgeoisie. Il est d'usage de prononcer son nom en faisant sentir
la lettre n finale, comme s'il s'écrivait Bouchère. On trouvera sur elle
beaucoup de renseignements dans les divers recueils de manuscrits
du Cabinet des Titres, particulièrement dans les Dossiersbleus, dans
le Nouveau d'Hozier et dans les Carrés d'Hozier. On en trouvera
aussi une généalogie dans l'ouvrage qui a été publié de nos jours
par les soins de la maison Firmin-Didot sous le titre A' Armoriai
général de d'Hozier.

La filiation suivie remonte à Félix Boucher, Sgr de Montceaux, qui
vivait dans la première moitié du xv° siècle. La Chesnaye des Bois a
avancé, mais sans en fournir aucune preuve, que ce personnage
avait été gouverneur de Chaumont-en-Bassigny et qu'il avait épousé
Marguerite de Pongeoise d'après le même auteur il aurait été fils de
Guillaume Boucher, Sgr de Gisy, Montceaux, etc., vivant en 1304, et
de Nicole de Morvilliers, fille du chancelier de France du même nom.
Dans la réalité on sait très peu de chose sur Félix Boucher. Son fils,
Pierre Boucher, sieur de Vertron, de Chevry-en-France, de Mont-
ceaux, avocat du Roi au bailliage de Sens, épousa successivement
Marie Laplotte ou de la Platte et Catherine de Dormans et laissa de
ces deux unions un très grand nombre d'enfants. Trois de ses fils,
Louis et Pierre, nés du premier lit, et Tristan, du second lit, furent
les auteurs de trois grandes branches.

L'auteur de la branche aînée, Louis Boucher, sieur de Vertron, fut
lieutenant général au bailliage de Sens et épousa Marguerite le Muet
qui se remaria en 1828 à Jean Ravault, procureur du Roi au bailliage
de Sens. C'est par erreur que la Chesnaye des Bois a avancé qu'il
était mort sans postérité. Il laissa, en effet, un fils, Guillaume Bou-
cher, sieur de Paslis, Vertron, élu en l'élection de Sens, lieutenant
général au bailliage de cette ville en 1534, qui épousaEugénieNugault
et qui mourut en1540. Ce Guillaume Boucher fut maintenu dans sa
noblesse le 5 juillet 1828 par arrêt de la Cour des aides, bien qu'il il
eût été avocat, comme étant arrière-petit-fils de Félix Boucher qua-
lifié écuyer dans un acte du xv° siècle. A partir de ce jugement, qui
paraît avoir été rendu par pure faveur, cette branche de la famille de
Boucher prit rang dans la noblesse du pays. Ses représentants,
Georges Boucher, sieur de Paslis, marié à Troyes en 1682 à Jacque-
line de Viellart, et Étienne Boucher, furent maintenus dans leur
noblesse en 1670 par jugement de M. de Caumartin, intendant de
Champagne, sur preuves remontant à 1808. Jean-Louis de Boucher,
en 1743, descendant de Georges, fut page du comte d'Eu, puis
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