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DICTIONNAIRE DES FAMILLES FRANÇAISES

La maison de Barras a fourni un nombre considérable de cheva-
liers de Malte dont plusieurs dignitaires de l'ordre.

Principales alliances d'AgouIt 1577, de Vintimillel541, de Castel-
lane 1648, de Baschi, de Boniface-Fombeton 1784, de Demàndolx, de
Blacas, de Villeneuve, de Raféiis-Châteauvieux 1672, de Laugier-Vil-
lars, d'Arbaud, etc.

BARRAU de CARCENAC (de). Armes d'a2-gent à un chevron d'azur
accompagné en pointe d'un lion rampant de gueules; au chef d'azur
chargé d'un croissant d'argent accosté de deux étoiles de même.
L'écu timbré d'un casque d'argent posé et taré de côté, montrant les
deux tiers de la visière et à cinq barreaux.

La famille DE BARRAU DE CARCENAC est anciennement connue en
Rouergue. On en trouvera une généalogie très consciencieuse dans
l'excellent ouvrage qu'un de ses membres, Hippolyte de Barrau,
décédé en 1863, a consacré aux familles du Rouergue; cette généa-
logie a été continuée jusqu'à nos jours dans l'ouvrage que le vicomte
de Bonald a publié sur le même sujet en 1902. On trouvera aussi des
renseignements sur la famille de Barrau dans les manuscrits de
Chérin. Bien que son nom figure dans un certain nombre d'actes
depuis la fin du xv' siècle, elle ne peut remonter par filiation suivie
au delà du 7 avril 1SS7, date à laquelle noble Firmin de Barrau fit
son testament en faveur de son fils, autre Firmin de Barrau. Celui-ci
épousa par contrat du 10 juin 1572 Françoise de Méjanés, fille du
Sgr de Larguiez, et mourut en 1612. La noblesse de ces premiers
auteurs de la famille de Barrau semble douteuse on ne leur connaît
pas de seigneuries et on ne voit pas qu'ils aient porté la qualification
d'écuyer. Firmin de Barrau, troisième du nom, fils du précédent,
s'apparenta aux meilleures familles de la noblesse du pays par son
mariage contracté le 5 juin 1611 avec Marie de Faramond, fille de
François de Faramond, d'une vieille famille chevaleresque encore
existante, et de Louise de la Panouse.Leur fils, Guion de Barrau, du
lieu de Carcenac, marié d'abord en 1656 à Anne de Vedelly, puis le
21 juin 1667 à Louise d'Esplas, décédé à Carcenae en 1703, fut con-
damné le 9 octobre 1666 comme usurpateur de noblesse à 600 livres
d'amende par jugement de Pellot, intendant de la généralité de Bor-
deaux. Plus tard, d'après la généalogie publiée par M. de Barrau, il
fut maintenu dans sa noblesse le 19 septembre 1699 par jugement de
le Pelletier de la Houssaye, intendant de Montauban; c'est probable-
ment par suite d'une erreur que, dans son Nobiliaire de Montauban,
Lainé attribua ce jugement de maintenue à la famille de Barrau de
Muratel,[deUa même région, rapportée à la suite. Guyon de Barrau
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