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39.
On doit conclure de cette maxime qu'il faut éviter une
alliance qui déplaît à tant de princes de l'Empire et qui
provoquerait de leur côté une contre-alliance. Ce serait
certes le moyen le plus sûr de diviser l'Empire et de ren-
voyer, comme par ricochet, aux autres ennemis ceux qui
seraient restés tranquilles; ce qui est d'autant plus dange-
reux pour nous qui, placés comme nous le sommes à la torte
de l'Allemagne, en cas d'invasion, serions perdus avant
l'arrivée du secours autrichien et de la triple alliance, de
sorte que, malgré notre prépondérance, nous nous trouve-
rions entre deux feux. Ajoutez à cela que nous avons des
voisins qui nous épient, pour se tourner entièrement de
l'autre côté, et qui se réjouiraient de notre précipitation.
Nous ne leur ménagerons pas cette surprise.